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Descente aux enfers d'un enfant au Québec

La descente aux enfers d'un enfant franco-canadien (né au Québec) victime d'une détection précoce erronée au Québec en garderie par des personnes incompétentes. Tout ça pour un problème de vision!


Des professionnels québécois des écoles dénoncent les dérives des processus d'étiquetage suite à une enquête syndicale

Publié par Descente aux enfers au Québec sur 12 Novembre 2014, 02:52am

Catégories : #5. Condamner et témoigner

 

 

 

 

 

 Un syndicat d’enseignant au Québec fait une enquête auprès de ses membres pour connaître la problématique de l’évaluation des enfants à risque ou handicapés (EHDAA)

 

http://fppe.qc.ca/action_pro/doc/56-PROCESSUS%20DE%20VALIDATION%20DES%20EHDAA-FPPE.pdf

 

Je n’ai pas déniché ce texte, je l’ai trouvé sur une Page Facebook de Pédagogie Ritalin. Le texte est à « tomber par terre ».

 

 

 

La date butoire du 30 septembre de chaque année et l’opération de validation des élèves EHDAA

 

« De façon générale, il existe une pression pour que les dossiers

 

soient complétés pour la fin du mois de septembre. ».(page 4) 

 

On parle ici de l’étiquetage des élèves ou l’entrée dans une cote/code afin que l’école obtienne des financements. La date pour justifier le code est trois mois plus tard.

 

« La date du 30 septembre correspond à la date annuelle de déclaration de clientèle. À cette date, le code de difficulté doit être entré dans le système. Par contre, la date pour soumettre les documents pour justifier le code est la mi-janvier, soit 3 mois plus tard. » (page 4)

 

 

 

« L’évaluation comporte beaucoup d’exigences pour des élèves qui n’ont pas encore de diagnostic. La situation particulière de l’évaluation des élèves de maternelle avant le 30 septembre constitue un irritant majeur. Une évaluation en bas âge est risquée car plusieurs facteurs viennent influencer la conclusion : sous-stimulation, immaturité,

impulsivité, langue maternelle autre que le français, etc. La distinction entre retard et trouble est aussi difficile à établir à cet âge et cela retarde le processus. L’évaluationdes apprentissages des élèves venant de la maternelle est quasi impossible et déconcerte les enseignantes et enseignants car ils ne les connaissent pas encore suffisamment. » (page 10)

 

 Donc pour que l’élève reçoive une cote et des financements pour obtenir de l’aide, il faut que l’évaluation de l’enfant entrant en maternelle ait lieu en grande partie avant le 30 septembre de la même année pour savoir dans quelle cote il entrera (la rentrée des classes a lieu généralement entre le 28 août et le 1er septembre). Je comprends mieux la précipitation de la maîtresse et de la directrice de l’école de Grégoire il y a 4 ans, le dossier scolaire chargé de mensonges ou autres caractéristiques non vérifiées et erronées en quatre jours, les menaces de la directrice à notre encontre, soit nous cédions à l’évaluation qui nous le savions partait sur un mauvais acheminement, soit elle n’acceptait plus Grégoire à l’école et nous a promis implicitement des choses plus désagréables (pas déclarés directement).

 

 

 

La pression de certaines directions d’école pour obtenir des financements

 

 

 

« Des directions mettent de la pression pour obtenir un diagnostic : les atteintes et le degré de sévérité des troubles sont majorés; on maintient un code pour obtenir du financement ou pour justifier une classe spéciale. Il arrive inévitablement que des diagnostics sont trop souvent posés hâtivement dans le seul but de garantir un classement et du financement induisant quelquefois des faux positifs. » (P 18)

 

 

 

« Or il devient difficile de se buter constamment à l’incompréhension et à

 

la pression de certaines directions qui veulent obtenir plusieurs élèves codés pour avoir

 

du financement supplémentaire. » (page 18)

 

 

 

Tiens ! C’est ce que je dénonce depuis la création de ce blog il y a plus de deux ans et aussi depuis le début de cette histoire, il y a 4 ans. Cette fois, ce n’est pas moi qui le dis, ce sont des psychologues, orthopédagogues interrogés par leur syndicat d’enseignants. Nous avons toujours su que la direction de l’école de Grégoire agissait ainsi.C’est malheureusement ce qui arrivait dans l’école de Grégoire (n’oublions pas qu’il y est resté 10 jours ouvrables et il a quitté l’école un 12 septembre pour ne plus y remettre les pieds.

 

 

 

 

 

 

 

Précipitation des diagnostics et tromperie avérée

 

 

« Or, des directions mettent de la pression pour obtenir un diagnostic : les atteintes sont gonflées de même que le degré de sévérité. Des diagnostics sont donc trop souvent posés hâtivement dans le seul but de garantir un classement et du financement. » (page 9)

 

 

 

« Il y a déjà eu de la pression pour :

 

ne pas retirer un code qui n’avait plus sa raison d’être parce qu’on veut

 

maintenir l’apport de financement;

 

maintenir le code pour obtenir du financement et avoir une classe spéciale;

 

attribuer un code malgré le fait que la situation de l’élève ne correspond à aucun

 

code reconnu mais qu’il a des difficultés multiples;

 

inscrire un nombre plus élevé d’heures de soutien en éducation spécialisée pour

 

faire attribuer le code;

 

indiquer une atteinte plus sévère ou de mentir sur la durée du suivi;

 

réévaluer pour confirmer un code et non pour les besoins de l’élève.

 

De plus, la pression engendre souvent une identification de faux positifs. » (page 11)

 

 

 

Encore une fois, ces professionnels dénoncent ce que j’ai déjà fait au tout début de ce blog : la précipitation, la tromperie, voire la mafia. Maintenir un code parce que l’élève ne correspond à aucun code reconnu ; autant dire que le diagnostic de TED reste dans ces situations le plus courant étant donné que c’est lui  qui rapporte le plus. Quant au reste, c’est tromper le ministère, tromper les contribuables et surtout enlever aux véritables enfants handicapés le pain de la bouche.

 

Il y a aussi un phénomène dont j’ai peu osé parler depuis la création de ce blog : dans les écoles qui pratiquent ce type de politique, ils tombent avant tout sur les enfants ayant un signe distinctif, dont le strabisme fait partie. C’est la raison pour laquelle on en trouve tant dans certaines cotes. J’ai posé la question à des professionnels européens et ontariens (sans préciser où j’avais vu ce phénomène) et j’en ai discuté avec des Québécois également (qui sont plus prudents sur la question) il n’y a aucune raison pour qu’un enfant dont le strabisme n’est pas lié à une maladie (la très très grosse majorité) soit atteint d’un handicap plus que les autres ; si en plus la prise en charge est mauvaise comme nous l’avons constaté à Montréal, plus l’enfant développera des problèmes moteurs, voire de comportements, et cela en fera une victime toute désignée pour entrer dans les cotes.

 

 

 

 

 

Les handicaps oubliés du Ministère de l’Education du Québec

 

 

 

« Il faut revoir le processus en fonction des besoins des élèves et non en fonction d’un diagnostic : la quête du diagnostic entraîne l’augmentation de la bureaucratie, du temps qui n’est pas consacré aux services directs à l’élève. Il y a aussi beaucoup d’élèves exclus : les déficients intellectuels, les élèves dyspraxiques, les élèves avec un important trouble du développement (TDAH), etc. » (p 13)

 

 

 

Ce qui va de pair avec la citation suivante déjà susmentionnée :

 

« attribuer un code malgré le fait que la situation de l’élève ne correspond à aucun

 

code reconnu mais qu’il a des difficultés multiples; » (page 10)

 

 

 

En gros, c’est ce que je dénonce depuis le début, la situation particulière des dyspraxiques dont le handicap n’est pas reconnu. J’ai rapproché ces deux citations étant donné que pour que l’enfant dyspraxique reçoive des services, notamment en ergothérapie, il devra être classé dans une cote, le plus souvent de TED.

 

On trouvait pas mal de témoignage à l’époque...

 

C’est encore une tromperie. Grégoire n’est pas dyspraxique, mais lorsqu’on a cru qu’il l’était pendant des années, il n’aurait jamais eu les services propres aux dyspraxiques, puisque ça n’existait pas.

 

 

Cette étude existe parce que ce sont les professionnels qui rencontrent des difficultés dans l'exercice de leur fonction et déontologique. Malheureusement, on ne parle pas des conséquences nuisibles d'un tel système sur les enfants...    

« Il sera important d’aborder rapidement avec la Fédération des syndicats de l’enseignement afin de discuter des résultats de cette enquête. Comme cette validation est étroitement liée à la convention collective des enseignantes et enseignants, il sera approprié d’évaluer quelles revendications communes pourraient être apportées, notamment au sein du Comité national des EHDAA. Par la suite, le Conseil fédéral sera   appelé à se prononcer sur des interventions, communes ou non, afin de réduire les irritants que vivent nos membres dans l’exécution de cette opération administrative. »   

 

 

 

 

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