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Descente aux enfers d'un enfant au Québec

La descente aux enfers d'un enfant franco-canadien (né au Québec) victime d'une détection précoce erronée au Québec en garderie par des personnes incompétentes. Tout ça pour un problème de vision!


Acte 22 : le refroidissement pour remettre Grégoire à l’école

Publié par HistoiredeGrégoire sur 27 Mai 2013, 02:35am

Catégories : #6. Et maintenant que fait-on

Et maintenant que fait-on?       

 Comme tout le monde, je souhaite, certains jours, que Grégoire puisse retourner à l’école.

Lui, en tout cas, ne veut pas. Il suffirait de rallumer cette flamme. Comment la rallumer ?

 

Il adore apprendre ; que lui faudrait-il comme aménagements pédagogiques ? Pas grand-chose, certes, mais suffisamment pour pallier son problème de vision. Le système scolaire est ainsi fait au Canada : nous risquons de ne plus être maîtres de sa prise en charge. Cette compétence serait alors transférée à l’école ; l’école publique, même si l’Ontario est certainement bien plus soucieux du bien-être de ses élèves que le Québec, on risque de se retrouver dans une situation où c’est l’école qui décide que Grégoire a telle ou telle difficulté. Il faudra alors rédiger comme en France un plan d’intervention, mais il faut savoir que contrairement à la France, le plan d’intervention est décidé par l’école et non par un organisme extérieur. Disons, que, comme au Québec, l’école reçoit des subventions pour X ou Y difficultés. Grégoire n’entre dans aucune catégorie précise : dysgraphie (non officiellement reconnue, donc ce serait selon la volonté de l’école, en plus Grégoire fait de tels progrès qu’il n’entre plus vraiment dans cette catégorie), trouble visuel (pour entrer dans cette catégorie de déficience visuelle, il faut avoir une faible acuité visuelle ; Grégoire est gêné par sa vision, mais son acuité visuelle n’est pas aussi faible que les critères l’exigent... pourtant tout vient de sa vision), la précocité (il est juste au-dessous des 130 ; bien que pas mal de gens en Ontario le prennent pour un gamin précoce, il faudrait le faire retester, mais la différence culturelle pourrait ici faire toute la différence, dans un sens positif, mais aussi dans un sens négatif). Ses réactions un peu vives lorsqu’il se sent gêné par une situation si aucun aménagement n’est fait pourraient le faire catégoriser dans l’hyperactivité, même s’il ne l’est pas dans la réalité.

 

C’est en quelque sorte le système scolaire et la manière de catégoriser les enfants qui nous font peur. Pendant longtemps, j’ai pensé aux écoles catholiques qui pourraient répondre un peu plus à ses besoins. Elles sont plus à l’écoute de l’enfant. Les inconvénients sont que la place de la religion catholique est importante et remplace d’autres matières ; en plus, nous sommes athées. Les enseignantes sont souvent d’origine québécoise, donc il y a des risques qu’on retrouve la même mentalité qu’au Québec. Le niveau des écoles francophones est faible, voire très faible étant donné que de nombreux enfants ont le français comme langue seconde.

 

Quant au système anglophone, qui serait le plus approprié, on ne peut pas y penser parce que Grégoire ne maîtrise pas suffisamment l’anglais.

 

Il nous reste alors les écoles privées bilingues dont le niveau semble bien meilleur. Il se pourrait que certaines soient intéressées par Grégoire. Les écoles privées coûtent plus de 10000 dollars par an.

 

On habite dans une grande ville, il existe une multitude d’écoles privées. Grégoire a peur d’aller à l’école alors qu’il se sent plutôt à l’aise partout. Il a peur qu’on lui monte sur les pieds sous la bénédiction des enseignants, il a peur qu’on lui en fasse baver... C’est vraiment compliqué, mais je sais et j’espère qu’un jour quelqu’un de confiance pourra prendre le relais, enfin, nous essayons en embauchant des tuteurs que d’autres personnes prennent le relais, ça marche, parce que nous ne sommes jamais loin et Grégoire le sait. La situation est pour lui insupportable de se retrouver une nouvelle fois seul et sans défense. L’école participative, dans laquelle les parents pourraient être membres à part entière, l’intégration progressive dans laquelle je ne serais pas loin au début pourraient être des solutions. 

 

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