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Descente aux enfers d'un enfant au Québec

La descente aux enfers d'un enfant franco-canadien (né au Québec) victime d'une détection précoce erronée au Québec en garderie par des personnes incompétentes. Tout ça pour un problème de vision!


Acte 23 : Pourquoi faut-il agir et comment agir ?

Publié par HistoiredeGrégoire sur 25 Octobre 2013, 11:54am

Catégories : #5. Condamner et témoigner

 

Bien entendu, je n’ai pas la solution miracle.

Je pense qu’il existe plusieurs paliers qui nous ont déstabilisés :

Lorsque la famille apprend que l’enfant a un trouble d’apprentissage ou une pathologie quelconque depuis son enfance et qu’on ne s’en soit pas aperçu avant (chez nous, lorsque la garderie a décrété unilatéralement que Grégoire pour un enfant autiste, bien, on y comprenait rien : l’enfant voyageait, aimait les contacts, s'exprimait très bien et en plus il n’avait pas connu de problèmes particuliers dans les précédentes garderies entre 1 et 4 ans et demi).

Lorsque vous recherchez sur Internet sur la pathologie/le trouble d’apprentissage en question et que ce qu’on dit de votre enfant est totalement faux ou erroné. Vous vous dites, ce n’est pas possible, ils se trompent forcément. Bon, il paraît que ça arrive fréquemment aux parents à qui on annonce que leur enfant est atteint d’autisme, il y a le refus « ils se sont trompés ». Il paraît que tous les parents passent par cette phase. Nous particulièrement, nous ne reconnaissions pas notre enfant dans l’autisme, notamment parce qu’il adorait les changements (et les recherchaient), parlaient de sujets divers et variés et surtout voyageait.

Puis, nous avons été entraînés dans le tourbillon. Quoi qu’on fasse, on ne trouvait pas de médecins ou de spécialistes à Montréal, capables de nous confirmer que notre fils n’avait aucun signe d’autisme et que ça pouvait être autre chose. Les listes d’attente étaient de deux ans. On ne trouvait que deux lologues (psychologues) qui prenaient les paroles de la garderie comme des prières? Un enfant qui a changé en quelques mois et que vous ne savez pas pourquoi. D’un enfant calme et serein, il est passé par l’anxiété et le manque de confiance pour finir en loque humaine avant notre départ du Québec. Notre état d’esprit était au plus bas en septembre 2010 (Bien heureusement, il est redevenu après cette histoire l'enfant que nous avons toujours connu)   

Lorsque vous écartez l’autisme fondé sur rien après notre départ en France et lorsqu’on vous apprend que votre enfant a une dyspraxie.

Il y a eu le processus d’acceptation de la dyspraxie et nous avons notre vie avec ce handicap puisque ça nous a semblé judicieux et que tout correspondait.

Puis, nous avons douté, après le changement de lunettes, le lendemain, on nous parle d’une dysgraphie. Encore une fois, tout correspondait, on reconnaissait notre fils. Alors on a mis en place une thérapie qui nous a coûté plus de 4000  dollars en ergo.

Puis, il y a eu le coup de théâtre en décembre 2012 : on nous dit que notre fils a des problèmes de convergence secondaire de près et que sa dysgraphie en découle. En janvier, Grégoire fait de tels progrès en écriture qu’on finit par ne plus croire à la dysgraphie.

Nous entamons une rééducation visuelle en mars 2013 et aujourd’hui, nous ne tablons que sur l’amélioration de sa vision. Je me bas en ce moment pour sa lecture, mais du point de vue visuel. Aujourd'hui, il n'éprouve plus de difficultés motrices à proprement parler (août 2013). 

Grégoire a été victime du rejet à la garderie québécoise et de mauvais traitements  de leur part tant que nous n’acceptions pas leur diagnostic d’autiste, ils en faisaient baver à Grégoire, justement pour orienter les professionnels vers celui-ci (on sait aujourd’hui que les raisons sont financières).

Nous avons été également rejetés en France. Comment nous parents avons-nous le culot de nous tourner vers la France alors que le Québec (vu de France) possède les meilleurs spécialistes mondiaux  (ce qui m’a été dit plusieurs fois en France !). Ben, vous vous faites des idées mes chers amis ! La médecine québécoise est une véritable nullité parce qu’on a pas accès aux médecins, parce qu’il n’existe pas d’associations de parents suffisamment puissantes (sauf pour l’autisme) et que si votre enfant n’est pas autiste (ou TED), vous n’avez personne à qui vous vouer.

 

Nous avons été rejetés lorsque nous avons voulu mener un processus de plainte au Québec (de France puis de l’Ontario).

Nous sommes rejetés lorsque nous parlons de notre histoire. Bien entendu, on croit que notre cas est un cas isolé et pourtant... j’ai correspondu avec plusieurs personnes ayant des cas similaires, dans des conditions bien pires que les nôtres. L’éducatrice de la radio parle de plusieurs centaines.

Pourquoi des gens comme nous sont incapables de se mobiliser ?

Il y a ceux dont les écoles/garderies ont fait appel à la protection de l'enfance québécoise lorsque les parents se sont opposés au diagnostic maison de l’école/garderie ou que les parents se sont opposés à la prise de ritalin(e) pour leurs enfants. Ces familles-là doivent se battre face à une institution qui est puissante. Le signalement à la DPJ concernerait 77000 mineurs par an dont la moitié serait retenue.

http://www.newswire.ca/en/story/1041011/bilan-des-dpj-dp-2012-un-enfant-des-parents-au-c-ur-de-l-intervention

Il naît environ 88000 enfants chaque année au Québec sur une population d’environ 7 millions d’habitants.

http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/societe/demographie/naisn_deces/naissance/401.htm

Le nombre d’enfants naissant par an au Québec est presque égal au nombre d’enfants signalé chaque année.

Bien entendu, il y a des situations préoccupantes. Malgré tout, il y a un certain nombre de parents qui se sont trouvés aux prises avec cet organisme. Les plaintes sont retenues dans la moitié des cas. Même si la plainte n’a pas été retenue, cela a convaincu la plupart des parents d’écouter les conseils de l’école (n’oublions pas que la plupart des diagnostics se font sur recommandation de l’école) ou de ne pas parler de leur expérience au risque de se faire enlever leur enfant. Pour ceux qui sont concernés par la dpj en cas de désaccord avec l’école sur le diagnostic ou la médication de l’enfant, alors ils doivent agir comme des marionnettes. Lorsqu’ils agissent, on retrouve ces parents sur les sites (très nombreux) luttant contre l'organisme dont il ne faut pas prononcer le nom. Leurs témoignages rapportent plutôt les dérives de cet organisme que les véritables raisons qui ont amené au signalement (refus de  donner de la médication forcée à l’école ou refus du diagnostic). Dans ces statistiques, on ne compte pas les parents qui ont été menacés par la direction de l’école ou la garderie et qui ont plié ou qui ont changé d’école. Il y a aussi ceux qui ont enlevé leurs enfants du système scolaire et déménagé.

Nous n’avons jamais eu à faire face à cet organisme, mais malgré tout, j’y ai pensé que si nous n’avions pas cédé aux menaces de l’école, nous aurions pu avoir affaire à ces personnes.

 

Il y a ceux qui ont quitté la province. Je pense notamment à certains immigrés français qui ont pu quitter le Québec sans en préciser la raison. J’ai eu vent d’une histoire comme la nôtre en plus grave dont les parents sont en Ontario ou repartis dans leur pays d'origine. Des Québécois ont fait de même, mais tout le monde évite d’en parler en public pour ne pas nuire à nos enfants.

Puis, il y a ceux qui avec leur ténacité ont réussi à faire sortir leur enfant d’un diagnostic erroné. Je connais une personne pour qui c’est le cas.

Il y a aussi ceux qui croient l’école ou la garderie et qui justifient tout comportement en fonction de ce que dit l’école. Bref, ils ne font pas confiance à leurs enfants.

 

 

Puis il y a l'histoire de Mehdi au Québec, ce petit québécois algérien qui a échoué dans une famille d'accueil suite à un divorce qui s'est mal passé. La protection à l'enfance québécoise (DPJ) a abusé de son pouvoir. L'enfant est actuellement maintenu dans un état végétatif avec des médicaments et un faux diagnostic d'autisme par un médecin de l'hôpital québécois de Sainte-Justine en une heure, (des tas de rapports de professionnels effectués contredisent ce diagnostic). Il va dans une école pour déficients intellectuels... La mère est ingénieur. Elle a les moyens intellectuels de se battre, contrairement à d'autres familles... mais elle ne peut rien faire contre cette machine infernale. La mère se bat sur deux fronts : récupérer son enfant et lui faire enlever le diagnostic erroné. 

 

Vous constaterez les changements de l'enfant de 2005 à 2010 vers la déchéance inhumaine :

 

  https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=gn9T1HwjFNY

 

Pour avoir l'intégralité de l'histoire :

 

http://www.dailymotion.com/video/x12gb8j_l-union-fait-la-force-episode-2-dpj-loup-y-es-tu_news

 

Et pour signer la pétition :

http://www.change.org/fr/p%C3%A9titions/ouvrir-une-enqu%C3%AAte-publique-sur-la-dpj-au-qu%C3%A9bec

 

 

 

En gros, on fait passer nos cas pour des cas isolés et pourtant des témoignages anonymes par ci par là sur les contraintes exercées par les écoles pour la mise en place de diagnostics sur les enfants existent sur Internet. Parler ouvertement, c’est condamner son enfant ou sa réputation.

Bien entendu, cela ne signifie pas qu’il n’y a pas d’enfants TDAH ayant besoin de médicaments ou de TED, mais la proportion en Montérégie ou à Montréal dépasse toutes les statistiques mondiales ou presque.

Plus de 20% des enfants scolarisés au Québec sont à risque ou en difficultés. Disons que ce sont ceux qui ont reçu une étiquette et pour une bonne proportion d’entre eux, un diagnostic en santé mentale.

Nous sommes alors contraints d’agir anonymement pour ne pas nuire à nos enfants. Même pour ceux ayant quitté le Québec

Pourquoi agir ?

Bien entendu, pour défendre les enfants, nous avons vu ce que cela a fait sur Grégoire ; je n’ose pas imaginer ce que cela peut faire sur des enfants dont les parents n’ont pas eu les mêmes moyens de défense que nous. Enfin, si je sais... des témoignages de souffrance et des années pour sortir les enfants de l’impasse.

Comment agir ?

Personne ou presque autour de nous sait ce qu’il nous est arrivé pour ne pas nuire à Grégoire. Je fonctionne selon deux identités : l’auteur de ce blog et la vie réelle. Je voudrais pourtant sortir de l’anonymat sans honte pour témoigner.

Je le fais de personne à personne la plupart du temps. J’ai presque honte d’avoir raison sur la situation racontée sur ce blog. Si ça ne nous était pas arrivé, ce blog n’existerait pas et nous pourrions vivre dans une jolie maison dans la banlieue de Montréal.  

J’ai eu quelques échos de ce blog. Les gens faisant preuve d’empathie sont les gens qui ont des enfants dys. Finalement chez ces personnes, j’ai découvert une richesse, une force d’action et les enfants s’en tirent bien. Il y a aussi le silence et le silence, c’est pesant !

De quelle manière avons-nous été prévenu?  Il y a finalement quelqu'un qui a joué un rôle majeur dans la manière dont nous avons agi lorsque la situation s'envenimait, lorsque nous avons sorti notre fils de cet enfer de garderie. C'est notre femme de ménage que je connaissais déjà depuis plus de deux ans et demi. Elle s'est trouvée par hasard à la maison au bon moment lorsque la psychologue 2 a laissé un message après la visite d'observation à la garderie (j'ai refusé de décrocher). C'est ainsi qu'elle m'a raconté qu'immigrante, elle avait subi du racisme à l'école québécoise pendant 3 ans. Elle s'est renfermée sur elle-même et a subi également un étiquetage pour le reste de sa scolarité. Bien entendu, cet étiquetage était fondé sur rien et était totalement erroné. Elle a pu passer à l'école anglaise et ils ont complètement occulté cet étiquetage. Ca lui a causé un traumatisme irréparable. Je me souviens de ses paroles, de ne pas entrer dans leur jeu. Ses parents ont mis trois ans à réagir, mais le mal était fait. Lorsque nous avons enlevé Grégoire de la garderie, nous pensions que l'enfant était en sécurité et que personne d'autre n'allait le rattraper, surtout en déménageant. Puis l'école l'a rattrappé parce que des renseignements erronés ont été transmis sur son compte, sans aucun bilan médical ni même psychologique puisqu'une simple observation dans un milieu manipulateur et particulièrement néfaste n'a aucune valeur (reconnaissance de la psychologue en question devant son ordre qu'une observation n'est PAS un diagnostic). Grégoire n'a donc jamais été diagnostiqué autiste par quiconque qui en a le pouvoir et la compétence après bilans médicaux ET psychologiques. On en reste toujours à l'éducatrice et la directrice qui elle ont établi leur propre diagnostic et à leur tentative de persuader les professionnelles que nous avions embauchées, d'abord par une lettre, puis par une observation où Grégoire a été maltraité. N'oublions pas non plus que Grégoire allait déjà en garderie depuis l'âge d'un an; des comportements tels que l'aide éducatrice ou l'observatrice les ont décrits n'apparaissent pas du jour au lendemain à l'âge de 5 ans, sont inexistants quelques jours avant, à la maison et dans les autres milieux de garde... DONC, ça ne pouvait pas provenir de cela. On a tenté de nous faire subir un lavage de cerveau. Nous avons tenu bon! Pourquoi est-ce à nous de prouver nos allégations? Comment une école peut-elle savoir immédiatement qu'un enfant entrant en maternelle en quelques jours qu'il a supposément tel ou tel diagnostic (d'ailleurs j'ai toujours les félicitations de la maîtresse la première semaine) sans qu'il y ait eu transmission des informations de la part de la garderie? J'en ai souvent discuté et c'est quasiment impossible! SEULE une transmission de faux renseignements explique le déroulement de cette histoire. D'ailleurs, avec le recul, l'école pensait peut-être bien faire si la garderie leur a dit qu'on leur cachait quelque chose. Cependant, ces allégations erronées de la garderie n'avait pas valeur de diagnostic, puisqu'à l'époque, seul un médecin pouvait faire un diagnostic et nous n'en avons rencontré aucun. Les psychologues ont eu le droit de faire des diagnostics peu après, sauf que ces diagnostics devaient se dérouler dans le cadre d'une évaluation de plusieurs heures. Maintenant, une école qui part sur de fausses pistes, à savoir qui vérifie par ses propres évaluations X ou Y diagnostic et qu'elle risque de tenir compte de comportements antérieurs présumés de l'enfant (ceux de la garderie ce jour X du mois Y 2010) avec une certaine MJB obtenus dans des conditions de maltraitances (et pas ceux auxquels étaient habitués les personnes qui entouraient Grégoire avant, y compris dans les garderies précédentes ainsi que les bulletins écrits que nous possédons) et des allégations complètement bidon ainsi que des exaggérations a une forte probabilité d'établir d'autres pré-diagnostics erronés. En outre, l'enfant avait des difficultés motrices énormes en raison de sa perte de vision/vision mal corrigée (on parle ici de plus de 6 dioptries de correction).

 

 C'est à la suite de l'événement de l'école que nous avons pris la décision que je partirai en France avec Grégoire. Je crois que notre femme de ménage a été le tournant, et c'est peut-être grâce à elle que nous avons sorti Grégoire de ce destin funeste. Par ailleurs, nous n'avons jamais nié quoi que ce soit, lorsque, sur la base de bilans, on nous a annoncés en France que Grégoire avait de grosses difficultés en motricité fine et que cela lui provoquait de l'anxiété. Bon, ils se sont plantés sur la cause (la dyspraxie, ce qui nous a retardé grandement la prise en charge de sa vision; on s'est attaqué à la conséquence et pas à la cause), mais au moins, ils ont identifié le problème (ce qu'ils ont été incapables de faire au Québec). Par contre, lorsque l'aide-éducatrice nous annonçait que Grégoire était anxieux quand il y avait un changement, alors qu'on a fait le tour du monde avec lui (pas en voyage organisé, mais en louant une voiture et en changeant chaque fois d'hôtel. Nous avons aussi dû déménager pas mal de fois, on y a pas cru et on prenait cette femme pour une désaxée, ce qu'elle est effectivement). D'ailleurs, ce serait presque comique étant donné que depuis j'ai voyagé 4 fois par an seule avec mon fils ou avec sa grand-mère (quand son papa était absent). Mais bon, au Québec, on croit mieux une femme qui a vu votre enfant pendant 10 heures, probablement xénophobe en plus que les parents. L'absence de médecin encourage en plus grandement ce type de comportements. Et pourtant, ils ont bien tenté de nous faire un lavage de cerveau assez intense! On a pas cédé, mais on a dû quitter cette province. Aujourd'hui, c'est vraiment SANS regrets!  

 

Voici une émission radio qui parle de l'usage délirant du ritalin à l'école; ça concernerait, selon l'interview d'un spécialiste, 20 à 30 % des enfants médicamentés au ritalin (et confrères) au Québec. Le chiffre officiel donne 46 pour cent des prescriptions de ritalin se font au Québec (chiffre de Princeton). Pour une fois, c'est une émission qui tient la route.

   http://quebec.radiox.com/recherche/search&keywords=les+profs+aiment+trop+le+ritalin/

 

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