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Descente aux enfers d'un enfant au Québec

La descente aux enfers d'un enfant franco-canadien (né au Québec) victime d'une détection précoce erronée au Québec en garderie par des personnes incompétentes. Tout ça pour un problème de vision!


Acte 13 : les suites de l'évaluation pour sa dysgraphie en Ontario

Publié par HistoiredeGrégoire sur 12 Octobre 2012, 22:58pm

Catégories : #2. le processus de reconstruction

Les résultats de l’évaluation ergo en Ontario sont tombés :

Grégoire n’a pas de problèmes visuo-spatiaux (comme les spécialistes l’ont confirmé en France); malheureusement il contrôle très mal le crayon et ses mouvements en motricité fine en raison d’un problème moteur qui a été identifié en France et on va devoir envisager l’ordinateur. J’insterai toujours pour que Grégoire continue à écrire pendant ses cours par correspondance. Il commence à apprendre le clavier la semaine prochaine. Nous pratiquerons le clavier également à la maison grâce à une méthode plutôt drôle. Finalement, les conclusions en Ontario et en France sont les mêmes. Malheureusement, cela semble irréversible en raison de son âge (7 ans). 

Je me pose toujours la question suivante : et si Grégoire avait été en maternelle dès l’âge de trois ans, s’il avait bénéficié d’un enseignement de pré-graphisme comme à l’école, il aurait été détecté plus tôt dans le bon sens et surtout il ne serait pas passé par les souffrances par lesquelles il est passé. Certes, la situation n’aurait pas été réglée, mais il aurait certainement écrit avec plus de facilité (avec une rééducation appropriée) et il aurait sûrement pu mieux s’en sortir à l’écrit.

Finalement, c’est simple comme boujour, il souffre d’un problème moteur minime qui l’handicape dans l’écriture et dans certaines activités de motricité fine (ajout février 2013 : on découvrira plus tard qu'il s'agit principalement en réalité d'un problème de convergence, donc de vision).  Les progrès étaient tels ces derniers temps qu’on espérait que sa déficience visuelle au moment des examens avait faussé les données. Grégoire écrit tellement bien ses chiffres, il est surmotivé en mathématiques et c’est une excellente chose. Pour les sciences ou l’instruction civique, il est aussi passionné, même chose pour l’histoire géographie et dans ces matières, il fait l’effort nécessaire, enfin on dira le sureffort. Néanmoins, après le recul des derniers résultats, je me dis que Grégoire n'écrit reéllement depuis avril dernier et que les progrès sont tellement fulgurants qu'on ne va pas lâcher comme ça l'écriture. L'écriture, ça peut être aussi par plaisir. En ce moment, on apprend à écrire des lettres et on va faire en sorte que les membres de la famille en reçoivent.

Nous sommes un peu plus optimistes quant à le remettre à l’école en Ontario. On me rassure en disant qu’on y fera tous les aménagements pédagogiques nécessaires. Néanmoins, je veux absolument qu’il soit poussé vers le haut et que sa difficulté ne soit pas une excuse pour qu’il ne tire pas profit de son potentiel.

J’en veux encore plus aujourd’hui au système Québecois et aux gens qui lui ont fait tant de mal. Au Québec, l’école ne commence qu’à 5 ans; avant l’école, ils sont pris en charge par des gens totalement incompétents la plupart du temps. Aucune activité pédagogique sérieuse n’a été proposée à Grégoire avant l’âge de 5 ans. Les nullités qui font office d’éducatrices au CPE n’ont jamais parlé qu’il avait une difficulté quelconque en graphisme ou dessin, à part pour l’habillage d’hiver. Jusqu’à plus de 4 ans, même à la garderie Montessori, ils ne se sont aperçus de rien. Par contre, tout ce que les éducatrices de CPE ont inventé n’existait pas. Sa sensibilité auditive, c’était les bouchons d’oreilles énormes qu’on lui a enlevé en France (quand on a voulu le faire à Montréal, c’était des mois et des mois d’attente); il n’a plus rien aujourd’hui. A la maison, Grégoire aimait les découvertes et les collages et pas le dessin.

Son problème visuel a été correctement corrigé en France (ajout février 2013 : enfin, c'est ce qu'on croyait, ils ont oublié l'aspect secondaire, le problème de convergence et tout le reste), il voit correctement aujourd’hui (ajout : enfin c'est ce qu'on croyait).  Le fait qu’on lui enlevait ses lunettes au CPE n’arrangeaient en rien ses affaires.

C’est en France qu’ils ont tout découvert et ce dès la première rencontre.

J’en veux au système auébecpos, des incompétents encore et encore : des psychologues incompétents spécialistes soi-disant des enfants n’en ont jamais parlé, elles ont été seulement en direction de la garderie. La psychologue qu’on a consulté en France a été la première à nous parler, sur la base de tests d’un possible problème moteur. 6 mois d’attente minimum pour voir un ergo (en réalité, ils ont appelé que 8 mois plus tard, il s’agissait d’un cabinet privé à 100 dollars de l’heure 7 ou 8 mois après alors qu'on était déjà en France). Enfin, les éducatrices qui se prennent pour des médecins et l’école qui suit la rumeur. Un vrai scandale cette province ! On a perdu un temps précieux avec eux, on a eu des inquiétudes inutiles, mais on a toujours su quelque part qu’il était impossible que ce qu’elles racontaient étaient vrais. On a même dit que Grégoire avait la peur du changement, alors qu’il adore voyager et loin, dans des endroits imprévisibles, à des sorties non planifiées.

Ca a été à nous de prouver que Grégoire n’était pas ce qu’elles avaient détectées avec leur nez fin.

Quant aux gamins dyspraxiques et dysgraphiques au Québec, c’est le ritalin au minimum (même sans hyperactivité) et au pire, ce sont les classes pour autistes. Quant à demander un ordinateur, c’est le parcours du combattant. Pas de spécialistes disponibles sur la question (ou si peu), pas d’ergo disponible facilement, donc pas de préconisations pour le mieux-être de l’enfant. Pour les commissions scolaires, ça n’existe pas, enfin, ce n’est pas reconnu. Ce type de diagnostic ne rapporte pas d’argent à l’école, donc mieux vaut poser sur l’enfant un diagnostic de substitution erroné. 

Il faut de l’argent pour faire obtenir un ordinateur ou pour obtenir les logiciels adéquats. En Ontario, il existe au mieux un choix d’école, au pire des avocats pour faire imposer les aménagements pédagogiques adéquats et des gens compétents assez facilement accessibles. Pour Grégoire, il s’agit que d’un ordinateur et encore pas pour toutes les matières. J’estime qu’on a de la chance parce que l’ordinateur est un outil finalement pas en voie de disparition.  Pour les examens, les aménagements sont possibles en Ontario, pour le bac également en France. Maintenant, d’ici là, on a quand même bon espoir que Grégoire écrive parce qu’il écrit même avec des difficultés. On a de la chance, parce qu’on est vraiment loin de l’enfant que ces idiotes décrivaient au Québec et qu’on ne reconnaissait pas. On vit comme une famille normale parce que dans le quotidien, ce n’est pas si difficile, bien au contraire. J’ai de la chance de pouvoir m’occuper moi-même de Grégoire, de le voir se développer et progresser et surtout s’éveiller. Dans quelques semaines, on partira pour Washington, parce que Grégoire aime les musées et découvrir plein de choses. L’an dernier, c’était New-York à la même époque. Un jour, il retournera à l’école…

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