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Descente aux enfers d'un enfant au Québec

La descente aux enfers d'un enfant franco-canadien (né au Québec) victime d'une détection précoce erronée au Québec en garderie par des personnes incompétentes. Tout ça pour un problème de vision!


Acte 24 : doit-on accepter l'inacceptable?

Publié par HistoiredeGrégoire sur 25 Octobre 2013, 11:55am

Catégories : #5. Condamner et témoigner

 

Doit-on accepter que nos enfants ne puissent plus être eux-mêmes à l’école, à savoir qu’ils ne puissent plus être des enfants ?

Doit-on accepter l’épée de Damoclès du diagnostic en santé mentale ou du Ritalin sur leur tête s’ils n’acceptent pas de se conformer aux diktats de l’école et de l’enseignant ?

Doit-on accepter  de nous faire imposer, en tant que parents, des diagnostics farfelus ou des drogues sur nos enfants ?

Cela n’a rien à y avoir avec la discipline classique appliquée dans les écoles d’autrefois (disons que ce n’est pas si vieux que cela !). Pourquoi ne pas revenir à la bonne punition chez le directeur/la directrice ou tout simplement l’heure de colle le samedi matin ou après la classe ?

Qu’est-ce qu’un futur candidat au diagnostic farfelu ou au Ritalin au Québec ?

Un petit garçon dans 70% des cas (les filles ne sont pas en reste d’ailleurs et ne sont surtout pas à l’abri de ce type de dérives).

Un gamin touché par la pauvreté, des déséquilibres familiaux, dont la famille connaît des problèmes sociaux, mais aussi n’importe qui et surtout les gamins peu adaptés au système scolaire québécois.

 

Comment juge-t-on qu’un gamin ne s’adapte pas au système de l’école québécoise ?

Je vais être sévère en disant que ça dépend du tiroir-caisse de l’école, de la politique de la commission scolaire et de la politique du directeur/de la directrice de l’école en place.  Il y a aussi les enseignants ; néanmoins si la directrice de l’école use un peu trop de la politique des détections précoces et des plans d’intervention (qui rapportent des $$), il me semble que les enseignants sont plus ou moins forcés de suivre le mouvement, étant donné le mode de recrutement. Les professeurs ne sont pas des fonctionnaires et il semble que le directeur d’école a un grand rôle à jouer dans leur recrutement... ou du moins leur réputation (important pour les recrutements futurs). Disons que c’est très local. C’est la raison pour laquelle, certaines régions sont peu touchées par ce phénomène. Puis, il y a les gamins qu’on stigmatise : ceux qui n’ont pas la langue dans leur poche, un oeil un peu moins droit que l’autre... Bon, on a jugé que Grégoire ne s’adaptait pas à l’école la deuxième semaine (la transmission erronée d’information a dû se produire à ce moment-là). La première, il avait reçu les félicitations, mais la maîtresse le disait « bizarre » (c’est ce qu’elle m’a dit au téléphone avant de se rétracter le lendemain).

Et il y a ceux victimes de la médecine québécoise (25% des Québécois n’ont pas de médecin, à Montréal surtout, ça doit atteindre le double), à savoir que si l’enfant subit des visites expresses depuis son enfance chez n’importe quel médecin, personne n’aura détecté des carences en vitamine, de l’asthme ou des problèmes de santé pas faciles à détecter à l’oeil nu ou sur un simple examen de 5 minutes ; sans parler de la vision et de la surdité... Il est vrai que tout est bien dans le meilleur des mondes.

 

Avoir peur d’être soi-même pour un enfant et le risque qu'un diagnostic lui tombe dessus et le médicament qui va avec, quelle horreur !  Je m’étonnais d’avoir rencontré à l’école maternelle québécoise des parents angoissés qui attendaient devant la porte. « Est-ce que mon gamin s’est bien conduit ? », « Est-ce qu’il va s’adapter alors qu’il n’a jamais été en garderie ? », « est-ce qu’il sera capable d’écouter la maîtresse ? » pour des gamins de 5 ans. Bon, il est normal de s’inquiéter lorsque son enfant entre à l’école ; par contre, il n’est pas normal que les parents soient morts d’inquiétude devant cette école. Quelques mois plus tard, lorsque j’attendais devant l’école maternelle en France, l’ambiance était toute autre. Bon, certains parents s’inquiétaient seulement que leur enfant ait passé une bonne journée parce qu’il avait un rhume ou un autre problème. Le regard des parents était différent cependant. Le regard terrorisé des parents devant la porte de l’école québécoise de Grégoire avait quelque chose de particulier. Avec le recul, je pense qu’ils étaient au courant des manières expéditives de la directrice, de ses plans d’intervention, de son « aide » au diagnostic et des drogues distribuées. Les professionnels qui gravitent autour de l’école, même honnêtes à la base ne subissent-ils pas le diktat de la directrice ? Je me suis toujours posée la question. Ils sont peut-être comme les professeurs et risquent leur place... ou du moins leur réputation. Ils faut aussi qu’ils justifient leurs heures de travail (encore une fois, ils ne sont pas fonctionnaires, donc si le nombre de candidats à lologuiser est moins nombreux, les financements pour payer leurs heures de travail risquent d’être moins nombreux).

 

A quoi me fait penser cette situation ?

A cela !

Klein Glienike

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Il s’agit d’une petite bourgade de l’ancienne RDA (Berlin Est) entourée d’un mur parce qu’elle avait le malheur d’être enclavée sur le territoire de Berlin Ouest. Les habitants n’avaient accès à leur maison dans l’enclave que par un petit pont. Ces gens devaient montrer une pièce d’identité pour rentrer chez eux. Bien entendu, les habitants étaient étroitement surveillés par les garde-frontières parce que c’était un endroit idéal pour passer à l’Ouest.

La photo ci-dessus est une reconstitution du village entouré du mur.

Voici le mur autour de la bourgade.

imagesCAB467US (Small) 

 

    Pourquoi ces photos ?

 

 

Ces photos illustrent-elles la trappe/le piège qui a failli se refermer sur nous ?

 

 

 

Illustrent-elles ces parents et enfants pris au piège à l’école québécoise, où les psychotropes sont imposés aux enfants sous peine d’avoir les services sociaux  sur le dos ?

 

 

 

S’agit-il de l’enfant prisonnier du ritalin ?

 

 

 

A chacun de voir ! 

 

 

 

 

 

Bien entendu, c’est le fait d’être emmuré qui me parle.

 

 

 

Dans le cas de Klein Glienike, partout où les habitants se rendaient, il y  avait le mur ; le seul passage par le petit pont, c’était pour se rendre dans un État franchement très pesant à Berlin Est, mais bon, la souffrance des gens était particulière dans cette enclave, plus que dans le reste du pays.

 

 

 

Ce qui est intéressant de savoir, c’est que lorsque les zones ont été délimitées en 1945 entre les zones occidentales et soviétiques, les gens pouvaient toujours passer en zone occidentale à Berlin. Les barbelés sont apparus le 13 août 1961 autour de cette bourgade et à partir de 1965, un double mur a été érigé.

 

 

 

Peut-on trouver des points communs à ces deux situations ? La délimitation des zones, l’installation de barbelés, le double mur érigé, le piège qui se referme sur les habitants par un mur infranchissable et le piège qui se referme petit à petit sur les enfants et les parents victimes des mille et un diagnostics farfelus de l’école québécoise ?

 

 

 

Est-ce que sortir son enfant de ce piège ne revient-il pas (dans certaines situations) à franchir d’abord des barbelés (comme pour nous) puis des murs lorsque le diagnostic erroné est posé sur l’enfant?  Les témoignages, il y en a beaucoup, c’est qu’une fois le diagnostic posé, il est très difficile de le faire enlever... à certains endroits. Il est aussi très difficile de sortir l’enfant de ce piège, étant donné que le choix des écoles est limité et que le système de santé est délabré (de nombreux mois d’attente et assez rarement, un médecin contredira son collègue).

 

 

 

Les pressions subies, les menaces sur les parents (et parfois des services sociaux) qui ne veulent pas plier ne s’apparentent-elles pas à ces gardes-frontières qui tiraient sur ceux qui voulaient échapper au système ?

 

 

 

 

 

 

 

Certains enfants sont complètement prisonniers du système québécois/nord-américain comme le petit Mehdi.

 

 

 

Pourtant les murs s’écroulent...

 

 

Bref, c'est une comparaison qui m'est venue à l'esprit plusieurs fois.

 

 

 

 

 

 

 

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