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Descente aux enfers d'un enfant au Québec

La descente aux enfers d'un enfant franco-canadien (né au Québec) victime d'une détection précoce erronée au Québec en garderie par des personnes incompétentes. Tout ça pour un problème de vision!


Acte 10 : les pièges à éviter au Québec (suite)

Publié par HistoiredeGrégoire sur 10 Août 2012, 13:26pm

Catégories : #3.Eviter les pièges des garderies-écoles (Québec)

Comment procéder à une vérification des signes d'alerte des écoles et des garderies?

C'est malheureusement le système D et les Québécois se font certainement moins prendre au piège que nous les immigrants. Ils ont l'habitude des histoires qui pour nous pourraient passer pour des histoires d'horreur.

Je dirais de toujours garder une constance : vérification des oreilles, de la vue, de l'orthophonie, de la motricité, plus éventuellement aller chercher des signes dans le QI comme cela est mentionné dans la page précédente. Poursuivre par divers examens physiques, sang... Généralement, vous aurez déjà quelques pistes et il faut creuser dans le sens de ces pistes...

Toujours rechercher le point de vue objectif quand on en arrive à l'orthophonie ou à la motricité (l'ergo). En Amérique du Nord (et au Québec), j'ai entendu dire que des ergothérapeutes ou des orthophonistes outrepassaient leurs compétences (pour les psychologues, on en a eu la preuve)... Un ergo n'est pas en mesure d'établir un diagnostic quelconque en généralisant ce qu'il a constaté dans son domaine, même si l'enfant a des signes visibles dans son domaine qui pourrait faire penser à X ou Y. Les apparences sont souvent trompeuses. Il doit établir un bilan dans son domaine et uniquement.

En tout cas, c'est ce qui m'a été dit en Ontario qu'un ergo ne peut établir à lui seul un diagnostic ou une piste diagnostique (et c'est la même chose en France). J'imagine alors comment un enseignant peut le faire?

Si l'ergo commence à extrapoler vers des pathologies quelconques, ne pas le croire forcément. Si vous ne reconnaissez pas votre enfant dans le rapport, changez de crémerie! C'est facile à dire au Québec, mais à Montréal, c'est encore des mois d'attente et pendant ce temps à l'école...

J'ai vu aussi sur des forums québécois que la même chose se produisait chez les orthophonistes. Certains parents s'étaient entendu dire que leur enfant avait X ou Y pathologie simplement en consultant une orthophonie.

Non, l'orthophoniste doit se contenter de travailler dans son domaine et sans généraliser. On retrouve le "tout pathologique" si propre au Québec.

Pour obtenir un rapport d'ergo ou d'orthophonie, il faut peut-être parfois aller en région. Je n'ai malheureusement eu aucun écho à ce sujet.

Pour les divers examens physiques ou examens de sang, il faudra peut-être passer par le privé.

Pour la vision, si le problème arrive comme pour Grégoire à l'âge de 2 ans, j'avais consulté par hasard une orthoptiste en centre-ville qui m'a fait une référence à l'hôpital. Le processus a été rapide. La prise en charge n'a pas toujours été suffisante, à des moments, lorsqu'ils faisaient de la recherche, le suivi était excellent, à certains moments, on y allait que tous les 6 mois. Nous avons il y a quatre ans environ fait faire une vérification par un ophtalmo en France qui a fait un rectificatif de correction de la vision; à l'hôpital à Montréal, ils ont adopté ce rectificatif. Cependant, au bout de quelques années, on s'est aperçu que la prise en charge était mauvaise : précipitation des médecins, manque de temps et ils ne se sont pas aperçus que Grégoire avait perdu une acuité visuelle énorme... qui sera rectifiée un an plus tard et qui est à l'origine de presque tout.

Donc, les orthoptistes privés qui se trouvent chez les opticiens semblent être relativement compétents et peuvent vous recommander à des médecins. Si le problème de vision est plus complexe, je pense qu'il ne faut pas hésiter à consulter en France pour obtenir les "rectificatifs".

Si vous êtes originaire d'une grande ville en France, il se pourrait bien que, si vous allez consulter un spécialiste que celui-ci ou son hôpital ait des contacts au Québec, ainsi vous serez recommandé directement à un collègue québécois... Vous n'éviterez pas les listes d'attente, mais, au moins, vous serez recommandé à la bonne personne.

Je trouve personnellement que de nombreux professionnels (hors médecins) manquent de déontologie au Québec. Nous avons dépensé beaucoup d'argent pour rien... Les psychologues sont des personnes dont je me méfie le plus, surtout au Québec, mais également avec le recul dans toute l'Amérique du Nord. Ne vous attendez pas à être défendu par un ordre quelconque, la déontologie passe après les $$.

La meilleure solution reste de planifier un séjour en France... quand on en arrive à des extrêmes, il n'y a plus le choix.

Là encore, il faut se méfier des orthophonistes et autres psychomotriciens... de la mouvance psychanalytique (une plaie en France). Il faut aller en libéral pour avoir un rendez-vous rapide... et si vous pouvez vous faire conseiller par des parents d'association, c'est encore mieux. Là encore, c'est le parcours du combattant, on saute les haies au lieu de s'enfoncer profondément dans la terre (comme au Québec).

Aujourd'hui, avec le recul, nous aurions pu économiser beaucoup d'argent, même en France pour procéder aux vérifications. On était tellement traumatisé et notre gamin encore plus. Le mieux aurait peut-être été de se contenter de partir (on ne pouvait plus rester). On a obtenu rapidement des réponses en France qu'on en avait oublié l'essentiel, de faire vérifier l'ophtalmologie pendant plusieurs mois, alors que c'était la clé...

La conduite à tenir lorsqu'on est parent et que cela vous arrive 

Vous n'avez rien à dire face aux garderies et aux écoles. Votre parole ne sera jamais prise au sérieux au Québec et n'importe quelle personne qui a approché votre enfant aura plus de crédibilité que vous-même.

Lorsque vous détenez toutes les preuves en main démontrant que ces personnes ont outrepassé leur droit et leurs compétences, votre parole ne vaut pas plus cher. Vous envoyez des allégations, puis ces allégations ne sont pas vérifiables dans le cadre d'un conseil d'administration de CPE. Mme la directrice est si consciencieuse que vos allégations sont forcément fausses (pas la peine de vérifier les faits, y compris les rapports écrits signés par cette fameuse directrice ainsi que les rapports de professionnels qui disent le contraire). Ensuite, vous faites la plainte au ministère; le vérificateur, même s'il vous croit, il suffit de "lire" le dossier pour être au minimum un peu convaincu (c'est gros comme le nez au milieu de la figure). Mais, lui, même s'il inspecte la garderie, il doit constater une défaillance lors de l'inspection, à savoir sur place. Pour des événements qui se sont passé un an et demi avant, rien ne peut être fait.

Quant aux ordres professionnels, vous en êtes à des allégations...mensongères. La déontologie québécoise en matière de psychologie doit être la même que la déontologie en Corée du Nord. Nous en avons fait la triste expérience.

1) La priorité est de protéger notre enfant par n'importe quel moyen si vous sentez arriver la tornade . Malheureusement, tout sera fait pour que vous ne vous rendiez compte de rien, de manière indolore. Et au moment où vous vous en rendrez compte...

Je n'ai pas assez d'expérience pour savoir comment contrer l'étiquetage forcé dans les écoles... Je sais qu'ils demandent l'autorisation des parents pour les évaluations des enfants et je suppose qu'il est possible de demander que son enfant soit évalué à l'extérieur. Encore une fois, à part des psychologues qui sont relativement disponibles et loin d'être toujours compétents dans le domaine, les autres professionnels le sont beaucoup moins à Montréal notamment.

Il se pourrait que l'école fournisse un rapport à destination de la professionnelle que vous allez consulter au privé et là attention... lisez entre les lignes. Allez voir les sites sur les diverses pathologies au Québec, le TDAH et l'autisme pour être bien sûr que l'école n'essaie pas d'influencer par des remarques (qui font mal quand elles sont superposées les unes derrière les autres) et qui ne vous paraissent pas importantes. Attention également aux Québécismes, aux expressions auxquelles vous donnez un sens et qui en ont un autre. Tout simplement, ne transmettez aucun rapport à la psychologue pour qu'elle ait un avis objectif. Il se pourrait aussi qu'elle veuille communiquer avec l'école, mieux vaut alors changer de crémerie!

Étant donné la pénurie de médecins, vous n'aurez aucun accès à un médecin spécialiste au public dans le mois qui suit, ni les mois suivants. Peut-être en payant des centaines de dollars, vous aurez accès à un médecin privé, et là encore, hormis s'il s'agit d'un problème évident, vous risquez de ne pas trouver la bonne compétence. Attention également aux hypocrisies très québécoises, dans le sens où ils vous disent qu'ils vont aider votre enfant et qu'ils font cela pour son bien, pour qu'ils obtiennent de l'aide. Si votre enfant obtient un diagnostic, ils obtiendront de l'argent, mais rien ne dit que cet argent sera utilisé pour aider votre enfant. En plus, si le diagnostic est erroné (je pense aux milliers de TDAH dans les écoles québécoises), cela ne va pas aider votre enfant, bien au contraire. En plus, si votre enfant est dys, les écoles apparemment ne touchent pas grand-chose...

Encore une fois, il existe des écoles où ça ne se passe pas comme cela... Mais si ça vous arrive, vous ne serez pas les premiers.

Parfois l'école recourt à la menace "douce" ou prend prétexte d'un incident pour extrapoler et aller dans le sens de leur idée.

Il peut avoir des pressions des professeurs de médicamenter un enfant qui bouge trop; le refus de médicamenter peut entraîner des menaces, l'exclusion de l'enfant ou l'envoi de celui-ci dans une classe spécialisée pour troubles du comportement' (j'ai eu vent de deux histoires à ce sujet). Officiellement, l'école et la commission scolaire tiennent compte de l'avis des parents. Dans les faits, c'est loin d'être le cas. Les solutions proposées se font souvent de manière dictatoriale.

Dans les cas extrêmes, l'école peut librement faire appel à la DPJ si les parents entravent leur projet. C'est une situation que nous n'avons pas vécue bien heureusement; néanmoins, j'ai eu vent de plusieurs histoires de la sorte.

Si vous envisagez de faire changer d'école à votre enfant en cours d'année au Québec; c'est presque impossible pour plusieurs raisons :

- vous devez envoyer obligatoirement votre enfant à l'école locale en français au Québec; à moins de déménager en cours d'année (en sachant que vous signez un loyer pour un an, en général du premier juillet d'une année x au premier juillet d'une année x+1), cette possibilité risque de vous coûter cher.

- mettre son enfant dans le privé : cette solution est presque impossible parce que 1) les écoles privées au Québec sont bondées et qu'il faut vous inscrire un an à l'avance.

2) Jamais une école privée n'acceptera un enfant avec un dossier scolaire aussi lourd que celui de votre enfant. En effet, les écoles n'hésitent pas à mitrailler le dossier scolaire de l'enfant. Il est bien évident qu'une école privée refusera de le prendre. Si vous, les parents, êtes en désaccord avec l'école, attendez-vous à ce qu'ils chargent au maximum votre enfant sur son dossier scolaire. Le dossier scolaire suit votre enfant pendant toute sa scolarité et il contient outre les bulletins, les avis des professeurs. Les parents peuvent le demander auprès de la commission scolaire. C'est instructif. Celui de Grégoire a été établi sur 4 jours et tous les rapports datent du même jour, son dernier jour d'école. Il nous reste les félicitations de la première semaine sur le cahier de vie de l'école et les rapports portent sur les 4 jours suivants. Sans donner de détails, c'est invraisemblable, ce qu'ils racontent. Il venait d'entrer en maternelle...

Heureusement depuis, on lui a reconstitué son dossier scolaire bien loin des horreurs de celui du Québec.

3) il existe des écoles privées très chères = 14 000 dollars par an qui peuvent éventuellement accepter votre enfant, mais vous aurez le même problème avec le dossier scolaire.

- Mettre son enfant à l'école anglophone : c'est impossible, si vous êtes francophones.

- L'inscrire au CNED réglementé : en vertu des accords franco- québécois, pour inscrire un enfant au CNED réglementé, vous devez demander l'autorisation de la commission scolaire dont vous dépendez plus une autorisation à l'ambassade de France. Or, il ne faut pas s'attendre à ce que la commission scolaire donne son autorisation si vous êtes en conflit avec l'école... mais bon, il peut y avoir des miracles.

- L'inscrire au CNED non réglementé; là encore, vous pouvez avoir à faire à la foudre de la commission scolaire et avoir beaucoup d'ennuis. L'instruction en famille au Québec, c'est du n'importe quoi et ça dépend de la bonne volonté des commissions scolaires. Les parents vivent un véritable enfer et c'est la raison pour laquelle ils déménagent et font ça de manière cachée. En gros, ils cachent leurs enfants.

Les solutions qu'il vous reste :

- Scolariser l'enfant en France en cours d'année si vous avez de la famille. Si l'enfant est jeune, un parent peut partir également avec lui, comme je l'ai fait. Étant travailleur autonome, a été une chance dans cette situation.

- La déscolarisation pour l'année en attendant de trouver une solution à condition de "se cacher" ou de déménager.

- Partir en Ontario, y louer un appartement et y scolariser l'enfant. Un de mes étudiants, il y a quelques années, avait loué un appartement pour sa femme et ses enfants à la limite de l'Ontario. J'ai personnellement rencontré un monsieur qui voulait louer un appartement en Ontario au 1er mai, juste pour qu'il puisse faire changer d'école à ses enfants en cours d'année. Il avait le même regard de terreur que celui que j'avais eu deux ans auparavant. Il habitait à Montréal. Sans compter les nombreux anglophones qui sont passés du Québec à l'Ontario... à cause de l'école.

Si d'autres solutions sont possibles, je reste ouverte à toute proposition pour étayer cette page.

 

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pierrot rochette vagabond 10/01/2013 20:38

quel beau blog
très pertinent
merci:)))


bravo pour cet article sur la bienveillance:)))

selon ma vision (très personnelle):)))

QU'EST-CE QUE LA BIENVEILLANCE?

La bienveillance, c'est quand le paraître, par pure joie soudaine de vivre, copie malgré lui la danse de l'être:))))

Je me rappelle quand j'étais petit.Je devais avoir 6 ou 7 ans. Je trouvai une allumette dans les poches de pantalon de mon père. Pour m'amuser, j'allumai un feu dans l'herbe haute en arrière de la
maison. Ce fut un drame que les voisins et mon père éteignirent de justesse.

Mon père m'emmena en automobile dans la forêt et au lieu de me disputer, il m'apprit à faire un feu sécuritaire en me demandant d'attendre d'être plus vieux et en sa présence pour recommencer
l'expérience. La signature de sa bienveillance aiguisa mon oeil de vagabond poète à la reconnaître chez les autres.

M'EN VA T'CONTER UNE HISTOIRE VRAIE

c'était un soir de carnaval
vers les minuit silence total
j'ai pris l'micro j'ai dit ça y est
mesdames messieurs c'est important
la p'tite Julie fête ses 5 ans

t'aras du voir la foule chanter
un beau bonne fête à écouter
sans même bouger sans dire un mot
la p'tite avait les yeux plein d'eau

on aurait dit comme une poupée
avec un coeur tout déchiré

5 ans
si tendre
j'pouvais pas l'croire

j'ai dit Julie ca va être ton soir
tu vas choisir l'homme le plus beau
donnes-y un bec c'est ton cadeau

deux larmes
coulèrent
ses joues
d'l'enfant

lentement elle marcha vers l'arriere
où des biberons buvaient leur bière
des beaux nez rouges pis des cheveux blancs

a dit
le plus beau c'est mon grand père

le vieux l'embrassa en braillant
tellement y était fier pis content
moé ben surpris j'es r'gardais faire

d'ens bras l'un de l'autre
y sont restés
à s'consoler
pis à s'moucher

moé j'tourne la tête
pis j'pars la valse
c'est là que j'ai vu
l'plus beau d'la fête

une belle jeune fille de 19 ans
valsait son père en l'embrassant
un bec su l'front un bec sa joue
en riait fort en disant vous

le père s'sentait un peu gêné
tout en gardant l'air distingué

un p'tit clin d'oeil pour le chanteur
ça m'a comme éclater l'coeur

ça doit être ça l'paradis
même si le corps devient poussière
l'amour fait chanter nos misères
quand ça nous vient des petits
de nos petits

Pierrot
vagabond céleste

www.reveursequitables.com
www.enracontantpierrot.blogspot.com

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