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Descente aux enfers d'un enfant au Québec

La descente aux enfers d'un enfant franco-canadien (né au Québec) victime d'une détection précoce erronée au Québec en garderie par des personnes incompétentes. Tout ça pour un problème de vision!


Acte 10 : les pièges à éviter au Québec

Publié par HistoiredeGrégoire sur 10 Août 2012, 13:28pm

Catégories : #3.Eviter les pièges des garderies-écoles (Québec)

     

Maintenant que nous avons connu cette triste expérience, je me suis toujours dit que nos expériences pouvaient servir à d'autres. J'ai eu connaissance de plusieurs histoires d'horreur, bien pires que la nôtre... nous sommes partis à temps.

Nous avons eu du flair de ne pas nous laisser embarquer plus loin dans un processus qui devient hors de contrôle. Ca allait trop loin, ce n’était plus crédible ! Nous étions déjà bien enfoncés et il est vrai que la famille en France était là pour nous rappeler qu'une garderie/école n'a pas la compétence d'émettre un diagnostic ou une piste diagnostique quelconque, surtout quand ils ne connaissent pas l'enfant ni les parents et n'ont donc pas en main tous les paramètres. 

Quelles sont donc les solutions si ça vous arrive?

Malheureusement, dans l'état actuel de la médecine à Montréal, il n'y a pas grand-chose à faire dans les organismes publics. Vous êtes bloqués de partout à Montréal, où la pénurie des médecins spécialistes et généralistes est extrême. En région, vous aurez plus de chance ; là encore les établissements publics privilégient les habitants de la région. Il faut impérativement se tourner vers les cliniques privées, mais pas n’importe lesquelles.  

Comme me le disait une généraliste, si les éducatrices signalent une gêne ou un problème quelconque chez l'enfant et si elles en font une véritable maladie, le mieux est de changer immédiatement l'enfant de milieu si c'est possible. Attention à ce qu'on appelle le processus d'exagération et l'inquiétude qui est générée par ces personnes sur les parents. Les parents s'inquiètent et cherchent à savoir, donc comme nous, ils laissent l'enfant végéter dans la garderie. On s'est laissé prendre au piège.

Si le problème persiste dans un autre milieu de garde, c'est qu'en effet, il y a quelque chose. D’ailleurs ce sera souvent lorsqu’il y aura eu un problème dans un autre milieu de garde que vous risquez de vous enfoncer. Un problème existe : ça peut être de la précocité, un problème moteur ou encore un problème physique non détecté (tyroïde, diabète, athme, allergies...).

Comme me l'a conseillé un médecin généraliste en France, il faut commencer par les problèmes/gênes physiques de l'enfant :

- les oreilles

- la vision

- un bilan physique complet : prise de sang, éventuellement vérification de l'hypoglycémie

- un bilan orthophoniste et en psychomotricité si vous n'avez toujours pas la réponse.

- Tests de QI....

- puis il faut creuser souvent sur diverses pistes :

- pensez aux dys (dyspraxie, pour les plus grands, la dyslexie)...

Je conseillerais d'ailleurs, si vous avez des soupçons ou si vous souhaitez vous renseigner de consulter divers sites d'associations et de consulter leurs forums, les modérateurs sont compétents.

- Dyspraxiques, mais fantastiques pour des problèmes de motricité, d'orientation dans l'espace....

- TDAH.fr...

Côté Québec : http://aqeta.qc.ca/

 

Le gros problème, chez nous, c'est qu'à la maison tout allait bien au départ; nous étions peut-être encore plus perdus lorsque la garderie est passée au processus d'exagération.

Les parents sont les premiers à connaître leur enfant, bien qu'au Québec, on a tendance à dire le contraire en raison de la mentalité d'infantilisation. Je dirais qu'il faut toujours garder une trame, un chemin logique que vous allez poursuivre dans les processus de vérification.

Les problèmes que vous allez rencontrer dans votre processus de vérification et de recherche au Québec

 

- Méfiez-vous des alertes des éducatrices et de la pathologisation dans les garderies québécoises. Certes, elles peuvent avoir raison, mais il ne faut pas oublier qu'elles sont très nombreuses à avoir aucune formation d'éducatrice. Parfois, elles ont des formations sur un problème en particulier, notamment et surtout le dépistage précoce de l'autisme/troubles envahissants du développement. Alors si votre fils se bouche les oreilles lorsqu'il y a du bruit, c'est forcément un signe d'autisme (pas de surdité ou de bouchons d'oreilles), si l'enfant ne répond pas à une consigne, c'est un signe d'autisme (non pas un signe qu'il est rêveur ou qu'il est en double tâche attentionnelle), si l'éducatrice croit que l'enfant ne la regarde pas, c'est qu'il a le regard fuyant, même si l'enfant la regarde, mais qu'il est porteur d'un strabisme (en plus, sans lunettes et mal pris en charge à l'époque).... S'il ne sourit pas béatement aux plaisanteries de l'éducatrice, c'est qu'il ne comprend pas les blagues... québécoises et qu'il n'est pas capable de générer une discussion (alors qu'il fait le contraire à la maison)....

Le pire, c'est si l'enfant possède plusieurs signes, c'est l'affolement immédiat...toujours en direction de l'autisme. Il ne fait pas telle ou telle chose à X mois (année) précis, c'est qu'il est Y... Bref, les enfants sont considérés comme des robots qui doivent atteindre telle compétence à tel âge.

Quant à l'enfant qui bouge trop, c'est tout de suite un enfant qui a des troubles de l'attention avec hyperactivité et non un enfant qui s'ennuie dans une garderie qui n'organise aucune activité ou presque (contrairement à ce qui était dit aux parents) ou un enfant dans la précocité qui aurait eu pas ou peu d'ennuis hors Québec. Quant au débat de la "mièvrisation" de l'éducation au Québec destinée aux filles, malheureusement, c'est une réalité. Un garçon ne s'intéresse pas à la lecture, c'est le mythe au Québec. Je ne veux pas entrer dans le débat qui n'est pas l'objet de cette page.

- Les listes d'attente insurmontables : si vous ne possédez pas de médecin de famille qui connaît l'enfant depuis petit, c'est le début de l'enfer. Il faut une référence d'un médecin généraliste ou d'un pédiatre pour consulter un médecin ORL, pour la vision... Le pédiatre, si vous en avez un, même s'il doute fortement des affolements de la garderie ou de l'école procédera quand même à une vérification (ce qui peut paraître normal) dans le sens des plaintes de la garderie ou de l'école qui sont biaisées la plupart du temps (et qui font l'objet d'interprétations dans un sens précis). Ainsi, pendant que le pédiatre vous envoie sur telle ou telle liste d'attente (parfois de 4 mois, parfois de 6 mois et parfois de 1 à 3 ans), il se produit ce qui suit :

- vous avez toutes les chances d'être acheminé sur une fausse piste : il faut voir à quoi ressemble les rapports des garderies (et peut-être des écoles), on dirait des rapports en médecine, et encore les médecins eux, émettent des hypothèses en fonction de tests normalisés tout simplement parce que ce sont des médecins.

Listes d'attente à Montréal en 2010 :

- 4 mois pour un médecin ORL

- 6 mois pour un ophtalmo pour enfants au minimum (ça peut atteindre un an ou plus)

- 6 mois pour obtenir un rendez-vous avec un ergo au privé à 100 dollars de l'heure (pas forcément compétent dans un domaine X ou Y)

- Pour les orthophonistes, ça doit être dans la même zone.

- Pour les médecins spécialistes, dans un domaine X ou Y (et encore quand il y en a sur le terrain), ça peut aller de 6 mois à 3 ans.

- Aucune vérification des problèmes physiques (oreilles, vision) n’est pas prise en compte la plupart du temps et n’est pas prioritaire alors que c'est par là qu'il faut commencer. On ne procède également à aucune vérification du QI... qui est parfois révélateur (lorsqu'il est bien administré).

- Les difficultés de l'enfant s'aggravent si vous êtes acheminés sur une fausse piste : motricité globale ou fine, orthophonie, vision (orthoptie par exemple)... Je ne parle pas des enfants qui ont des insuffisances respiratoires non décelées ou maladies.

- La garderie ou l'école continue sa cuisine ou son processus interne : l'enfant est "évalué" à l'interne dans le cas de certaines écoles, à savoir qu'il n'y a aucun contrôle externe. Dans le cas des garderies, les enfants sont évalués par le CLSC sous la bienveillance des éducatrices et de la directrice. Imaginons alors l'objectivité.

Attention : les milieux des garderies et de l’éducation ne sont pas imputables, c’est-à-dire que vous ne pouvez pas vous retourner facilement contre l’enseignant ou l’éducatrice qui a émis le diagnostic. Il n’y a pas d’Ordre des enseignants. Les droits des parents sont inexistants ou presque, notamment les droits de contestation.

Dans la majorité des cas, ce sont des médecins et autres spécialistes qui sont capables de déceler si le problème de l'enfant est physique (dans les écoles, il est systématiquement pathologique). Certains écoles.garderies vont encore plus loin, c'est la pathologie X ou Y qui est financée et prise en charge, donc il faut absolument y faire rentrer l'enfant. On y a goûté en garderie et c'est à cette occasion que Grégoire a été maltraité.

Qui accepterait en France qu'un enfant soit évalué sur le plan médical par une enseignante, une psychologue scolaire et éventuellement le médecin scolaire? Il suffit de poser la question sur un forum de parents.

Après avoir multiplié les tests biaisés à l'école (une psychologue scolaire qui fait passer un test peut être forcément influencée par l'équipe enseignante et ne pas faire passer le test correctement), votre enfant se retrouve avec un dossier complet (je ne sais même pas si celui-ci est transmis aux parents)...

Le principal risque est le suivant : le seul médecin qui verra votre enfant au bout de 2 ou 3 ans tiendra forcément compte du point de vue de l'école si celui-ci est biaisé, le diagnostic sur l'enfant sera biaisé.

Les risques sur l'avenir de l'enfant : l'étiquetage erroné : un TDAH pour un problème de vision (et administration obligatoire du ritalin), l'autisme/le TED pour un problème dys et classes spécialisées totalement inadéquates, ou tout simplement la perte de confiance en soi ou la maltraitance pour obtenir ce "diagnostic".

Bien entendu, j'énonce les risques extrêmes et toutes les écoles ne sont pas portées à outrepasser leurs obligations, mais il faut savoir que ça existe. Néanmoins, il faut savoir que les écoles ont des pouvoirs bien supérieurs aux écoles en France et que souvent l'étiquetage pathologique sur l'enfant risque d'intervenir sans même qu'un spécialiste d'un Ordre ait réellement testé l'enfant.

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