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Descente aux enfers d'un enfant au Québec

La descente aux enfers d'un enfant franco-canadien (né au Québec) victime d'une détection précoce erronée au Québec en garderie par des personnes incompétentes. Tout ça pour un problème de vision!


Acte 5 : les conséquences

Publié par histoiredegregoire sur 2 Mai 2012, 00:51am

Catégories : #1.descente aux enfers

 

Malheureusement, les conséquences ne s'arrêteront pas aux portes de la garderie. Il y aura de multiples violations de renseignements confidentiels et malheureusement malgré notre changement de commission scolaire, la nouvelle école de Grégoire sera mise au courant.  

Voici comment : il s’est trouvé que l’une de nos voisines était présidente du conseil d’administration du CPE pervers quelque part dans un quartier huppé de la banlieue de Montréal. Elle a vu Grégoire. Je me souviens de cette femme qui venait faire des visites à la garderie de temps à autre (copine comme cochon avec la directrice du CPE). Nous l’avons rencontrée l’été précédent la rentrée de Grégoire à l’école. Elle lui a dit bonjour comme si elle parlait à un imbécile. Je n’ai pas su remettre un nom sur le visage de cette femme (je la connaissais de vue). C'est le jour où j'ai consulté le site Internet des entreprises du Québec (et l'adresse de cette personne qui figurait sur le statut du CPE, effectivement à quelques maisons près, c'était une voisine qui ayant des enfants d'âge scolaire nous avait probablement vu à l'école. La façon dont elle a dit bonjour à l'enfant m'a fait penser qu'elle aussi était au courant de la situation). Cette Isabelle L. a communiqué à l'occasion le nom de la nouvelle école à la directrice du CPE et celle-ci a donné un coup de téléphone à la rentrée à la nouvelle école de Grégoire, probablement en mentionnant sa conversation avec lologue 2, ses observations et surtout que nous les parents nous étions dans le déni. La conversation avec la directrice de la nouvelle école de Grégoire s’est soit produite avec Nathalie J. (le plus probable) ou cette personne (moins probable). L’école a été tenue au courant dès la deuxième semaine. C’est la raison pour laquelle la première semaine s’est bien passée et que les choses ont commencé à s’envenimer la deuxième semaine.

Grégoire n’était plus le même enfant que nous avions connu, devenu anxieux et capricieux, complètement traumatisé, ses problèmes moteurs et visuels n’étaient pas réglés et s’aggravaient...   Pendant longtemps, j'ai tourné et retourné la question : comment la nouvelle école avait-elle pu être au courant? Puis il y a eu le nom et l'adresse de cette "voisine" sur les statuts du CPE du registre des entreprises du Québec, le compte Facebook de cette personne avec sa photo et celle de ses gamins heureux de vivre. J'ai ainsi reconstitué le puzzle de notre descente aux enfers...  (Les bourreaux sont en photos sur Facebook). Voici les diapos résumant cette période... 

 

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 Nous devrons alors quitter le Québec en quelques jours pour éviter que Grégoire ne soit classé comme autiste sans même le moindre examen médical encore passé.  

 

C'est l'école qui allait s'en charger, mais avec quel point de vue? Nous avons refusé cette injustice; on n’avait pas le droit de lui coller une étiquette inventée par une garderie. On devait vérifier et aller chercher ailleurs.

 

Je n’ai pas de preuve pour la transmission des renseignements de la garderie à l’école, mais en deux semaines, il est impossible qu’une telle précipitation ait lieu sans que l’école ait été mise au courant. Cela m’a été confirmé par des acteurs de l’éducation au Québec : orthopédagogues ou professeurs. Pour un enfant qui entre en maternelle (à 5 ans au Québec), il est impossible qu’une école soit si réactive sans avoir été mise au courant. L'existence de cette responsable de la garderie comme voisine était bien réelle.

 

 

 

Une bonne première semaine, un coup de téléphone de l’enseignante le 6e jour, des paroles étranges comme si elle a été mise au courant de quelque chose ; elle téléphone pour une broutille en classe, le 7e jour, il est rabaissé par la technicienne en éducation (elle l’a aidé à tracer un trait à la règle, et se plaint qu’il ne sait pas faire, c’est au programme de CP en France), puis c’est l’éducatrice de la cantine qui s’y met... Leur comportement a changé depuis le mercredi (après une semaine de classe) à l'égard de l'enfant et tout s'est enchaîné... Nous quitterons l'école définitement le lundi suivant... 

 

 

 

Nous étions donc dans une voie sans issue...

 

  •     Déclenchement d’un processus diagnostic qu’on savait erroné basé sur une transmission erronée de renseignements.

 

  • Des évaluations allaient être passées pour vérification dans le but de déterminer le TED.

 

  • Ils oubliaient le problème visuel et moteur et toute intervention allait s’avérer inutile ou presque si les besoins étaient mal ciblés ou ciblés selon des bruits de couloir.

 

  • Menaces de la directrice, Doris.L de ne plus accepter Grégoire.
  • Menaces de représailles (pas directement les services sociaux), mais on a compris si on  ne cédait pas qu'on y avait droit. 

 

Les conséquences qui allaient s’ensuivre (diagnostic erroné, classe spécialisée, médication ou autre chose d’aussi réjouissant) sans pour autant régler le problème puisque quand je suggérais la vision, elles me disaient que ça ne venait pas de cela.

 

Ce sera la décision la plus importante de notre vie que de quitter cette province. Sans cela, Grégoire aurait été définitivement perdu.

 

 

 

  •   Que dois-je penser de l’école ?  

 

Je suis moins catégorique aujourd’hui à leur égard.

Quelle réaction aurais-je eue en tant que directrice si j’avais appris par une garderie qu’un enfant est présumé avoir un handicap grave et que les parents sont dans le déni et qu’ils ne veulent pas le faire évaluer?

C’est probablement cette image qui a été transmise à la directrice Doris L. J’aurais convoqué les parents pour leur faire part de cette communication et de savoir ce qu’il en était réellement. Qu'est-ce qui prouve que ces symptômes sont proche de l'autisme? Mais nous étions au Québec où l’avis des parents est peu pris en compte et secondaire, la province de l’infantilisation...  

Je peux comprendre cette réaction de Doris L. Pourtant, je ne lui pardonne pas sa manière d’agir. La réaction de l’enseignante aussi qui a modifié son comportement à l'égard de l'enfant la deuxième semaine en essayant de détecter ce qui était étrange chez Grégoire, ce n’est pas difficile à trouver pour un enfant qui voit mal et qui a un retard moteur de la moitié de son âge, qui doit probablement se sentir frustré pour toute activité manuelle ou de motricité fine... Mais bon, ce n'est pas ce que cette charmante Mme Nadine (c'est son prénom) recherchait. Bref, un comportement de condescendance ou de fausse pitié s'est installé à la fin de la semaine; on reprenait Grégoire pour un imbécile. 

C’est en s’entretenant avec les parents qu’on aurait pu déterminer les bonnes prises en charge... sauf qu’il n’y avait pas de médecin. Le seul entretien que j’ai eu avec cette Doris L., ça a été quand j’ai été chercher Grégoire le dernier jour. A préciser, aucun entretien n'a duré plus de 2 min avec les membres de l'école, entre deux portes... Elle m’a menacé. La gentille dame de la CS spécialiste de l’autisme était là aussi sympathique, mais me signifiant indirectement ce qu’il allait advenir de Grégoire. C’est après que j’ai compris qu’elle nous avait probablement rendu service. La transmission des renseignements personnels, c'est la seule explication plausible d'après les acteurs de l'éducation auxquels j'ai eu des contacts. En une semaine qu'une école réagisse comme cela (la première semaine ayant été excellente pour Grégoire) et qu'une situation se retourne ainsi, c'est impossible!  

 

  • Notre réaction sur le moment

 

Nous étions paniqués, on savait qu’on s’enfonçait.

On se doutait de choses : - la transmission des renseignements, on s’en doutait. On se trouvait au milieu d’un tourbillon... c’était inexplicable...

La seule solution que j’avais en tête : prendre le premier avion et foutre le camp...

On est donc partis, Grégoire et moi, pour le seul endroit où on pouvait retrouver la vérité... en France. Pas de médecin à l’horizon au Québec...

Papa est resté au Québec à cause de son travail. Maman a pris son ordinateur sous le bras et on a pris le premier avion, le 18 septembre  2010. C'est resté gravé dans ma mémoire. On ne revivra avec papa que deux ans plus tard.

 

L’état d'esprit en septembre 2010 :

Grégoire n'était que l'ombre de lui-même. La séparation avec papa a accentué le tout. Papa et moi, on savait pourtant qu'il fallait aller dénicher la vérité. J'ai commencé à prendre des rendez-vous en France à partir du Québec. Je me suis adressée aux associations de parents autistes, j'ai pris rendez-vous en libéral dans un centre ressource autisme, j'ai pris rendez-vous avec une psychologue spécialiste de la question qui fait passer des tests classiques neuropsychologiques (ADOS et compagnie). J'étais prête à me rendre en Suisse ou en Belgique pour trouver les spécialistes qu'il fallait. On savait qu'on allait dépenser sans compter pour te tirer de là parce qu'il y avait quelque chose au fond de moi qui me disais que c'était impossible.

    On avait besoin de collecter des données, impossible à faire au Québec. Nous savions que les difficultés de Grégoire étaient d'un autre ordre que l'autisme. Nous méprisons les diagnostics établis par des garderies (dont l'avis des acteurs principaux est absent = les éducateurs) dont la compétence (et la formation) est quasiment nulle.

Nous avions besoin de preuves pour prouver que Grégoire n'était pas autiste. Toutes les personnes qu'il connaissait qui n'était pas en lien avec cette garderie n'ont jamais pu à un seul moment soupçonner l'autisme. Je n'ai toujours pas compris comment la garderie a réussi à faire avaler des couleuvres à tant de gens. Attention, ces gens ne connaissaient pas Grégoire et n'ont jamais pris la peine de discuter avec lui.  

Je n’ai découvert que le sommet de l’iceberg. J'apprendrai bientôt de nombreuses dérives de ce système et l'intérêt financier.

Malheureusement, certains parents sont complices de ce genre de pratique et c'est peut-être leur culture, mais certains ne s'en rendent vraiment pas compte. Pas nous!

C'est sur ce principe que nous avons dénigré toute intervention de leur part, parce qu'on savait déjà que leur point de vue était biaisé et que leur système de santé en déconfiture ne nous permettait pas d'avoir un point de vue objectif.

Pour nous, pour construire un diagnostic, c'est évaluer les besoins, sur des tests spécifiques passés pendant plusieurs heures, des observations menées par des équipes multidisiciplinaires, suite à des bilans en psychomotricité (ergo), en orthophonie,  neurologiques... dans un milieu objectif et neutre. Je n'ai jamais vu un de ces tests quelconques passé au Québec et pourtant, ils sont capable d'avancer n'importe quoi et d'influencer les autres.

Bref, c’était une période horrible... Il fallait remettre en cause mon travail et tout ce que nous avions construit en 6 ans et demi. On ne remettra plus jamais les pieds au Québec en tant que résident... Abandonner le Canada, pas question ! Dans l’avion, j’ai alors pensé à l’Ontario ... et comment reconstruire notre vie. Par contre, au fond de moi, j'avais encore l'espoir de pouvoir remettre Grégoire dans cette école en prouvant grâce à des médecins et des spécialistes qu'il n'était pas atteint d'autisme, mais qu'il y avait autre chose qui expliquait cette anxiété. Je pensais qu'on allait trouver d'une manière ou d'une autre...

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