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Descente aux enfers d'un enfant au Québec

La descente aux enfers d'un enfant franco-canadien (né au Québec) victime d'une détection précoce erronée au Québec en garderie par des personnes incompétentes. Tout ça pour un problème de vision!


Acte 3 du calvaire de Grégoire : les bourreaux!

Publié par histoiredegregoire sur 2 Mai 2012, 00:53am

Catégories : #1.descente aux enfers

 Voici ce que Grégoire voyait lors de cette observation sans lunettes (les lunettes ont été enlevées presque la totalité de l'observation)

 

Ce qui est écrit dans le rapport de la psychologue : 

 

Pas grand-chose finalement. Elle rapporte essentiellement les paroles de la garderie, l'impression de la garderie... (comme il ne s'agit que d'un rapport d'observation, pas d'évaluation, le rapport démontre clairement le point de vue de la garderie, bien que par la suite à lologue a reconnu devant son Ordre qu'il ne s'agissait que d'une observation et que ça n'avait pas de valeur réelle). On sait aujourd'hui que Grégoire a été maltraité.  

Tout est interprété dans le sens de la garderie :

Problématique motrice (pas nommée comme telle), regarde ses doigts lors de la promenade (2/10 de vision). Tout est accentué bien entendu sans les lunettes (80% de l’observation s’est faite sans les lunettes).

Problématique de comportement : hostile aux autres enfants et à l’aide-éducatrice (avait des copains les semaines précédentes, jamais hostile à  Mattieu son éducateur) = travail de sape.

Peur du changement (drôle pour un enfant qui a effectué deux séjours aux USA deux mois avant).

Demande des explications sur la provenance de l’eau qui sort du robinet = regarde l’eau couler.

...

On n’y reconnaît pas notre fils bien entendu :

Un enfant coopératif quelque temps avant à Montessori ou dans l’autre garderie québécoise ne devient pas du jour au lendemain un enfant hostile à l’âge de 5 ans sans que quelque chose se produise. D’ailleurs, ce manque de coopération se produit peu avec Matthieu sauf au moment d’une activité de motricité fine.

Peur du changement : il serait terrifié à changer de salle (sans lunettes, il est possible qu’il ait développé un comportement de terreur lorsqu’on lui demande de faire quelque chose ou de changer de lieu, il n'y voyait rien ou  presque). Par contre, la peur du changement quand on emmène un gamin en plein désert ou à Disney...

Le travail de sape et d’humiliations auprès de ses camarades a fait le reste...

Ce rapport d’observation est hilarant aujourd’hui (si on peut parler ainsi) et figure au Panthéon des horreurs familiales et de l’incompétence. La psychologue a-t-elle été trompée par la garderie ? Oui, c’est une certitude étant donné qu’à la sortie, elle m’a dit que ces gens prenaient particulièrement soin des enfants...

 

1er questionnement : une éducatrice de garderie sans formation et remplaçante en plus qui n'est pas l'éducatrice attitrée de Grégoire et une directrice qui connaît peu l'enfant sont-elles à même de définir que Grégoire faisait de l'écholalie ? 

Nous n'avons jamais entendu que notre fils faisait de l'écholalie. Les tests par la suite ont bien entendu démontré qu'il n'en faisait pas. 

Il se pourrait bien que ce qu'elles ont pris pour de l'écholalie était l'incompréhension du fort accent québécois de la Marie-Josée. Lorsque le gamin ne comprenait pas le québécois (nous non plus d'ailleurs de la part de certaines personnes), il se pourrait bien qu'il ait répété des bribes de phrases. Grégoire n'a aucune écholalie et ça a été prouvé de manière objective par la suite. Un truc qu’on n’a pas compris...

Les grognements, ça vient de Marie-Josée, c'est une évidence. Nous, on se pose toujours des questions, même des années après.Encore un truc qu’on n’a pas compris...

La surexcitation aux stimuli sonores : un gamin qui prend sans cesse l'avion et qui voyage autour du monde. Un détail qui a son importance : en France, le professeur spécialiste de l'ORL lui découvrira des bouchons d'oreille jusqu'au tympan qui le gênait énormément. Depuis, il n'a plus aucune gêne.  Un truc qui s’explique donc...

La difficulté de suivre plus d'une consigne à la fois : on sait aujourd'hui qu'elles ont généralisé une situation particulière : il ne parvenait pas à se déshabiller/faire une activité de motricité fine en raison de ses problèmes visuels/ de motricité, il était donc en double tâche attentionnelle; trop occupé par une tâche aussi difficile pour lui, il n'était donc pas à même d'écouter le reste des consignes. Le lien affectif n’était certainement pas établi avec la Marie Josée

La non-compréhension des farces, la compréhension des expressions dans un sens littéral : c'est bien évidemment une interprétation très subjective. Certes, il ne comprenait pas les bonnes blagues québécoises (nous non plus d'ailleurs); par contre, il disait souvent que tu ne peux pas aller plus vite que la musique et aujourd'hui, il est le champion de toutes ces expressions. Bref, elles sont généralisées une situation encore une fois. 

Quant au langage non utilisé de manière fonctionnelle, c'est encore une conclusion fortement subjective dans le sens de leur théorie. 

Ce que ces « bourreaux » ont cherché, c'est à asseoir leur théorie sur l'autisme en profitant de ses défauts de vision et de coordination. 

On a même dit qu’il regardait l'eau couler et qu’il alignait des légo alors que Matthieu lui (avant de démissionner) lui avait expliqué où allait l'eau lorsqu'elle partait dans les tuyaux.Quant à monter une tour en légo (c’est dans le rapport de la lologue) en choisissant les couleurs s’apparente donc à aligner des objets.  

 

On savait que c'était du n'importe quoi. Mais il y avait tellement de listes d'attente au Québec (2 ans environ pour voir un médecin compétent). 

Nous réaliserons bien après que les bourreaux l’ont torturé pour prouver leurs délires. 

On n’avait toujours pas de réponses, toujours pas de docteur à l’horizon pour rétablir la vérité. On ne reconnaissait pas notre fils et ça a été la trame que j’ai suivi les années suivantes, tant que les rapports n’étaient pas pertinents, il fallait continuer à chercher. Les comportements avaient été provoqués (on a mis du temps à tout comprendre), on ne savait pas à l'époque que la garderie était à l'origine de ces magnigances. La lettre (le diagnostic de la garderie) n’avait pas été déchiffrée, la psychologue 2 ne s’est pas entretenu avec Grégoire (« cobaye d’observation »), n’a pas essayé d’avoir un tête à tête avec lui... Ce que Grégoire du haut de ses 5 ans avait bien cerné, c’est le comportement hypocrite de la Marie-Josée lors de l’observation.

Pendant les années suivantes, Grégoire avait peur qu’on lui enlève ses lunettes lors d’activités, qu’il se sente impuissant face au monde extérieur... Ca l’a marqué énormément.

Et nous, on a dû fuir parce qu’on ne pouvait pas « prouver » (ou sortir de l’engrenage). On s’est laissé une chance à déménager à l’autre bout de Montréal, dans une autre commission scolaire.
C’était toujours à nous de prouver encore et encore qu’ils avaient tort...

 

Slide5 (Small)


Slide6 (Small)
 
+ Pour cette dernière diapositive, il s'agit plutôt de dire que l'acuité visuelle, l'astigmatisme, les problèmes de convergence, vision de près très faible à l'époque et tout ce qu'on sait aujourd'hui qui seront la clé de l'énigme (en plus du reste).


 

 

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