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Descente aux enfers d'un enfant au Québec

La descente aux enfers d'un enfant franco-canadien (né au Québec) victime d'une détection précoce erronée au Québec en garderie par des personnes incompétentes. Tout ça pour un problème de vision!


Acte 2 du calvaire de Grégoire : la garderie psychiatrique

Publié par histoiredegregoire sur 2 Mai 2012, 00:54am

Catégories : #1.descente aux enfers

 

 

Nous avons donc mandaté une psychologue 2 pour venir l’observer en garderie, pour voir ce qui se passait. Avec Matthieu, ça se passait relativement bien, sauf les moments d’anxiété pour l’habillage, les moments faisant appel à la motricité fine...

Il avait donc Matthieu 4 jours par semaine et l’aide éducatrice Marie-Josée un jour par semaine, parfois le soir, après le départ de Matthieu.

  • « Le coup monté » 

 

La garderie a décidé de remplacer Matthieu à la dernière minute par la folle « Marie-Josée » sur ordre de Nathalie J, la directrice. Marie-Josée l’a maltraité avant l’observation. Quelques mots sur la Marie-Josée : il est évident que cette femme ne l'aimait pas du tout. Elle a préparé le terrain derrière notre dos. Les jours où il avait cette femme, il n'était plus le même : ses commentaires dans le cahier de vie de la garderie sont les suivants : elle écrivait « incapable de fonctionner », « si trop de proximité avec ses amis, il devient très agité »... J'en ai d'autres où elle décrit la nécessité de contrôler ses jambes et ses bras. Ses paroles devenaient de plus en plus dures à son égard : toujours les problèmes de proximité d'autrui et elle le considérait comme un fou et l’a fait passer comme tel aux yeux de ses camarades. Il a perdu des copains. Elle a fait un travail de sape auprès de tout le monde. Cette femme était xénophobe, c’est une évidence et elle a profité de l’occasion pour se valoriser auprès de la directrice.

Il y a eu, en outre le processus de déresponsabilisation, de déshumanisation pour Grégoire et un processus d'infantilisation à notre égard.  

Elle prononçait ses mots devant les autres enfants. Par contre, pour Matthieu, c'était nettement plus calme, sauf le lendemain où Grégoire avait eu Marie-Josée. Nous subissions des pressions de la directrice pour que l'éducatrice spécialisée du CLSC (sorte de PMI pour la France) vienne l’observer. Pour nous les parents, une éducatrice du CLSC n'a pas la compétence pour venir observer de manière objective un enfant. On sait qu'elle aurait eu l'influence de la garderie.  

On ne trouvait aucun médecin de disponible spécialiste de la question. On ne trouvait que des gens qui pour nous étaient totalement incompétents.      

Un détail : Grégoire avait 2/10 de vision sans lunettes. Nous avons mentionné qu’elles lui enlevaient ses lunettes pendant les activités extérieures, environ une heure trente le matin et le soir. Il n'y voyait rien et en plus dans le froid, elles le forçaient à s’habiller ou à se déshabiller sans ses lunettes... La directrice de la garderie y a vu une belle occasion. Elle l’aidait à ces tâches par la suite, mais à quel prix. Il était de plus en plus maladroit, de plus en plus anxieux... Marie José le maltraitait, j'imagine SON calvaire !

  •      L'observation          

Matthieu a été remplacé à la dernière minute par la folle « Marie-Josée » sur ordre de Nathalie J, la directrice. Marie-Josée l’a maltraité avant l’observation. Le rapport de la psychologue que nous avons arraché en faisant appel à l’Ordre est vraiment le témoignage de la manière dont il a pu être traité. Marie-Josée et la directrice dont les paroles sont rapportées mentent sur de nombreux points; il as été provoqué et excité à l'extrême, sans lunettes, parce qu'elles voulaient prouver qu’il était porteur de cette pathologie.  

 

  • Le processus d'observation       

Voilà comment ça a dû se passer (mes conclusions se basent sur le rapport écrit de la psychologue, mais aussi sur les conclusions et les bilans médicaux qui révéleront quelques mois plus tard les graves problèmes moteurs (que nous prendrons pour une dyspraxie) et encore par la suite la mauvaise prise en charge de la vision).  

Donc, le jour de l'observation par une professionnelle, la directrice et de l'éducatrice remplaçante avaient pour but, de faire ressortir l'autisme et les caractéristiques autistiques qu'elles « constataient » soi-disant chez Grégoire, qui n'étaient bien sûr pas apparentes à première vue (et pour nous, c'était simplement des conneries) et sinon, logique, ces dames n'auraient pas eu besoin de les faire ressortir si ces traits avaient été apparents. C’est donc, en lui infligeant des souffrances psychologiques (ce n’est pas difficile avec un gamin de 5 ans avec 2/10 de vision sans lunettes + mises en souffrance psychologique) après un travail de sape et d’humiliations auprès de ses camarades (le « fou ») elles ont provoqué chez Grégoire un certain type de réactions (qui sont finalement relativement saines), la psychologue n'avait plus qu'à prendre son calepin pour noter ces réactions... bien sûr pour vérifier dans le sens de la garderie. L'éducatrice rajoute alors des mensonges devant la « professionnelle »; elle prend des caractéristiques propres à l'enfant (qui relèvent de ses deux déficiences physiques coordination+ vision... pas de l'autisme; il est clair que la vision et la coordination ont joué un rôle central), la directrice rajoute des mensonges alors qu'elle ne le connaît pas du style qu'il ne fait pas de jeux imaginaires (alors que c'est sa passion, ce qu'il a su prouver en France et sans difficulté), qu'il n'avait pas de flux conversationnels (si vous le connaissiez!) alors que ses bilans orthophonistes (qui seront réalisés par la suite) ne constatent aucun  problème particulier concernant l’expression oral... Bref, le CPE pensait avoir réussi à réunir des preuves...obtenues par la torture, le mensonge et la maltraitance.
Nous avons arraché un rapport à la psy et nous avons compris que mon fils était dans un milieu malsain. La psy nous a fait un rapport d'observation absolument hallucinant. Elle voulait faire des tests par la suite, on a refusé étant donné qu’elle n’était pas objective et l’entretien devant la garderie nous est resté en travers de la gorge. Ainsi, elle a prononcé des termes devant tout le monde (qui sortait à ce moment-là) qui n’auraient pas dû être évoqués. 

C'est peut-être un hasard, mais l'éducateur habituel de notre fils a démissionné la semaine suivante... Il était là depuis deux mois.
Pour nous, c'est un témoignage de maltraitance en direct  , comme une mise en scène, comme une pièce de théâtre où l'éducatrice fait ce qu'il faut pour provoquer le gamin, pour insuffler à l'observatrice ce qu'il faut. Bref, c'est une habitude chez elles parce qu'une telle mise en scène, c'est digne d'actrices et ça ne peut pas être leur premier coup d’essai tellement c’est bien fait. Nous avons retiré immédiatement notre fils de ce CPE.    La directrice nous a dit qu’elle respectait notre choix pourtant :

elle a transmis les « preuves » qu’elle avait montées à l’école de quartier... Des signes comme la convocation à un test de français, pour un enfant d’origine française, ça ne se fait jamais. En essayant d’obtenir des explications auprès de la commission scolaire et auprès de la directrice de l’école de quartier (bien entendu, le « diagnostic » de la garderie n’a pas été évoqué), je me suis rendu compte que cette personne n’avait pas d’arguments valables pour convoquer Grégoire. Ses explications étaient confuses et c’est là que j’ai su qu’elle était parfaitement au courant.

On a déménagé (vente de notre condo) pour nous installer dans une autre commission scolaire et pour échapper ainsi « au suivi » et au « diagnostic décrété par la garderie ».

Nous n’avions pas d’autres choix :

On nous disait en ophtalmologie que tout allait bien (quand j’y repense !)

On n’avait pas de médecin de famille.

La pédiatre occasionnelle (celle qu’on voyait une fois par an) a voulu qu'on fasse des vérifications au niveau du développement, elle nous a référé et nous avons été placés sur liste d’attente de plusieurs mois à un an, voire plus. Elle ne croyait surtout pas à l’autisme  mais à un autre problème de développement alors qu’elle avait la réponse devant son nez.

De notre propre initiative, on a pointé sur la liste d’attente d’un ergo (qui nous rappellera 8 mois plus tard... quand nous seront en France).

On voyait que Grégoire avait d’important bouchons d’oreilles, il y avait encore là des mois et des mois d’attente.

On ne savait plus vers qui se tourner... On a fui, comme des voleurs, parce qu’encore une fois, il nous incombait toujours de prouver encore et encore que Grégoire n’était pas porteur d’autisme, alors qu’aucun diagnostic n’avait été établi, aucun test passé...

  On a perdu dans l’histoire 1500 dollars avec les deux lologues, sans obtenir aucune réponse... 

Et Grégoire était complètement traumatisé...

Mise à jour 2016 : il me vient aujourd'hui à l'esprit avec le recul que la psychologue 2 bien qu'ayant eu des pratiques peu catholiques (signalées à l'Ordre des psychologues) ait été trompée par la mise en scène de la garderie qui n'en était pas à son premier coup d'essai. Je me pose toujours la question des années après comment une psychologue d'expérience a pu être trompée. Je croyais à une histoire d'argent au départ : la psychologue avait tout intérêt à gagner de l'argent sur le dos de notre fils et la garderie obtenir des financements : une sorte de compromis proche de la corruption. J'avoue ne plus en être certaine; la garderie a bien torturé mon fils , déficient visuel à l'époque pour en faire une loque. La meilleure initiative de ma vie, c'est de l'avoir extrait de cette garderie et de rechercher ce qui n'allait pas, de suivre mon instinct et pas celui des autres, de l'avoir extrait du Québec, société dans laquelle nous n'étions pas les bienvenus et surtout dans laquelle nous étions isolés sans parler du système de santé qui est lui responsable de toute cette histoire. Nous avons reconstruit notre vie en Ontario et nous avons justement acheté une maison l'an dernier dans un quartier qui, pour moi, a été le symbole du renouveau : c'est un quartier où nous nous rendions à la bibliothèque plusieurs fois par semaine avec des gens positifs dont une dame francophile : le premier sourire à Grégoire. Oui, nous étions les bienvenus alors que notre langue maternelle n'était pas l'anglais. Puis le reste a suivi... Nous habitons aujourd'hui à quelques pas de cette bibliothèque et en plus, ce quartier est très agréable. 

 

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