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Descente aux enfers d'un enfant au Québec

La descente aux enfers d'un enfant franco-canadien (né au Québec) victime d'une détection précoce erronée au Québec en garderie par des personnes incompétentes. Tout ça pour un problème de vision!


Acte 25 : Et si, nous les parents, on nous avait crus...

Publié par HistoiredeGrégoire sur 19 Octobre 2013, 11:57am

Catégories : #5. Condamner et témoigner

 

Pourquoi ignore-t-on la parole des parents? Bon, au Québec, on atteint des sommets, mais même en France, on n'y coupe pas. Pourquoi cet état de fait? Pourquoi lorsque je disais que Grégoire n'y voyait pas de près, on ne me croyait pas? Pourquoi cet astigmatisme hypermétrope/problème de focalisation a été sous-estimé et a échappé aux spécialistes pendant si longtemps avec un enfant qui a eu un  suivi régulier depuis l'âge de deux ans? (avec le strabisme accommodatif qui lui a été découvert à l'âge de deux ans)? Si on m'avait écouté, on aurait pu régler ce problème dès 2010-2011. En France, on commence à faire comme en Amérique du Nord, on lologuise (= mettre tout sur le psychologique ou au Canada sur la santé mentale) alors qu'on devrait d'abord se poser la question pour un enfant qui a déjà des problèmes de vision évidents (devant leur nez) si ça ne vient pas justement de ce qui est le plus logique... la vision. Lorsque je disais que Grégoire avait perdu des acquis en motricité fine depuis l'âge de 4 ans (mettre ses chaussures seul, dessiner, avoir de plus en plus de mal à se débrouiller dans la vie quotidienne), bien si on m'avait crue... On aurait pu déterminer la source immédiate de ses problèmes principaux. Pourquoi, pourquoi et encore pourquoi? Un véritable enfant dysgraphique ou dyspraxique n'aurait pas perdu, il n'aurait jamais acquis ou il aurait eu un retard évident dès 1 an ou même à 3 ou 4 ans. C'est la raison pour laquelle on était si embarrassés à expliquer que la situation était normale jusqu'à 4 ans et qu'après, on a eu une perte de motricité. En outre, la lologuisation au Québec est telle qu'ils n'avaient même pas déterminer la perte de motricité qui s'est produite petit à petit et c'est après coup que nous avons réalisé tout ce qui avait été perdu, même si on s'en doutait. On paie les pots cassés aujourd'hui : méfiance extrême à l'égard de la scolarisation, méfiance extrême à l'égard des professionnels (on évite de leur raconter la véritable histoire depuis le début), méfiance extrême à l'égard de tout ce qui touche à la lologuologie (psychologie). Bien entendu, cette mauvaise prise en charge, ces mauvais diagnostics, le tourbillon de l'horreur de la garderie nous ont empêchés de nous concentrer sur le principal : la vision. Certaines prises en charge de la vision ne peuvent intervenir que jusqu’à l’âge de 6 ans et lorsqu’on vous apprend qu’il subsiste encore de l’amblyopie légère certes (on vient de l’apprendre), vous êtes en colère. En outre, nous avons consulté des professionnels qu’en libéral, donc en plus on payait cher voire très cher pour qu’on ne nous croit pas. Est-ce qu’on en sort indemne ? Non, pas pour Grégoire, il y a des conséquences difficile à régler : la perte de confiance en soi, les conséquences visuelles peut-être en lecture (on étudie la question si cela va perdurer), peut-être dans d’autres domaines, l’incapacité de définir ses besoins (aide visuelle...)... En outre, on en apprend tous les jours sur la vision (reste d’amblyopie alors qu’on nous disait le contraire, astigmatisme hypermétrope sous estimé, problème de focalisation non découvert) avant décembre 2012 qui faisait énormément souffrir Grégoire) et quoi encore ?

Bref l’incompétence des gens rencontrés, couplée à l’esprit mouton de certains professionnels français qui ont suivi à l’aveuglette le protocole québécois de mauvaise prise en charge de la vision. A cela, on ajoute la peur de s’engager dans un système scolaire qui  risque de faire des conclusions hâtives plus en fonction de critères pour lesquels ils recoivent des financements (dyslexie par exemple) plutôt que de cerner les véritables besoins de Grégoire en matière visuelle. Alors, on fait l’école à la maison et on se débrouille le mieux possible. C’est ce qui a le mieux fonctionné pour l’instant. Mais on tâtonne, on dépense de l’argent parfois pour rien. L’avantage, c’est qu’en Ontario, bien tout ce qui vient du Québec n’est que méfiance.  On est seuls !

 

Alors aurais-je rêvé ?

Ecriture de Grégoire il y a un an :

Scan0073 

Un mois après les lunettes progressives...

Scan0074

 

3 mois après  Scan0087

 

Ecriture de Grégoire aujourd’hui.

Scan0082.jpg

 

 

 

Bref, l’intuition des parents, c’est ce qu’il y a de plus vrai. S’entourer de professionnels en accord avec votre vision des choses, oui, c’est l’essentiel ! D’ailleurs, professionnels, c’est vite dit ! Toutes ces souffrances pour la vision, j’en suis encore retournée ! Je lis la littérature sur la perte de vision et ses conséquences et je retrouve Grégoire ! Le reste, c’est à la poubelle. (Ajout février 2014 : j'ai relu un courriel envoyé à une copine en avril 2011 et je lui disais que Grégoire ne voyait pas de près, je le répétais encore et encore à chaque ophtalmo, je ne savais pas qu'il s'agissait d'un problème de convergence). On aurait pu régler cela en France début 2011.)

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