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Descente aux enfers d'un enfant au Québec

La descente aux enfers d'un enfant franco-canadien (né au Québec) victime d'une détection précoce erronée au Québec en garderie par des personnes incompétentes. Tout ça pour un problème de vision!


Avoir la paix !

Publié par Descente aux enfers au Québec sur 7 Mars 2016, 23:59pm

Qu’est-ce que c’est avoir la paix ?

  • Avoir la liberté d’enseigner que ce soit l’école à la maison ou le choix d’école en respectant certes des procédures, mais que le type d’école ne soit pas imposé.
  • Que les parents décident d’abord de l’éducation de leurs enfants et qu’ils ne soient pas substitués par l’Etat.
  • Qu’on fasse le maximum pour ses enfants comme on l’entend et non comme l’école l’entend.

Ca s’appelle la démocratie.

Or au Québec, il y a la Loi 101 que je ne critique pas forcément dans d’autres domaines que l’école, mais qui impose aux parents francophones de scolariser leurs enfants à l’école publique du quartier.

Les écoles privées sont prises d’assaut un an avant la rentrée scolaire et elles font des sélections « à la québécoise », c’est-à-dire la plupart du temps (il y a des exceptions) l’enfant qui étudie bien et qui entre dans le moule. L’éducation internationale est réservée à leur élite (celui qui entre dans le moule). Les parents qui font l’école à la maison au Québec subissent « la chasse aux sorcières » de la part des commissions scolaires.

En Ontario, nous avons la paix, pourquoi ?

  • La liberté d’enseigner est reconnue ; l’école à la maison est reconnue ; la preuve que nous pouvons assister, en même temps que les écoles à diverses activités… scolaires, au même prix que les écoles. Des gens se plient en quatre pour nous arranger.
  • J’ai le choix de scolariser mon enfant dans quatre conseils scolaires, sans compter l’immersion.
  • Les écoles privées coûtent plus cher qu’au Québec, mais au moins, on ne se sent pas prisonniers d’un système. Il existe diverses écoles pour divers types d’élèves. J’ai connu des familles qui ont bénéficié de bourses.
  • Les élèves du secondaire peuvent même aller chercher des cours par correspondance ou même assister à temps partiel à des cours à certains endroits. Les universités admettent également des enfants ayant fait l’école à la maison.

Franchement, grâce aux activités auxquelles nous participons, on n’est pas à plaindre, et ce, pour des tarifs absolument concurrentiels.

L’éducation internationale est abordable pour Grégoire : l’anglais fait partie de son quotidien. Bientôt, ce sera une autre langue…

Qu’aurais-je fait si nous étions restés au Québec ? Si vous lisez ce blog, vous verrez quel sort lui était destiné. Je n’aurais pas pu contester parce que les parents n’ont pas leur mot à dire, dans le public en tout cas. Pour l’école privée, il nous aurait fallu payer le même prix qu’en Ontario, pour qu’une école l’accepte avec son dossier (celui d’un enfant de 5 ans venant d’entrer en maternelle souffrant des problèmes de vision).

Je suis fière d’avoir quitté ce système il y a 5 ans et demi. Non, mais ? Pour qui se prennent-ils pour pouvoir décider à la place des parents ?

Pourtant, je ne les déteste pas, loin de là, hormis le système scolaire (j’ai du mal à discuter avec des profs de la province). Au contraire, je rencontre des gens qui en ont ras-le-bol de ce système scolaire et de plus en plus d’universitaires le dénoncent.

J’ai de bonnes relations de travail avec cette province, le reste de la famille également sur le plan professionnel. J’ai même rencontré et je rencontre des gens exceptionnels dans le cadre professionnel surtout. Malheureusement, personne ne peut me dicter ce que j’ai à faire avec mon fils et contre vents et marées, je me suis battue. J’ai les résultats aujourd’hui, mais ça a été dur !

Les jugements à l’emporte-pièce : no way. Je déteste aujourd’hui tout ce qui peut ressembler à une lologue.

Pour avoir la paix, il faut parfois changer d’endroit ! On l’a fait ! Pour défendre ses convictions, j’aurais été prête à changer d’endroit. Finalement, je ne l’ai jamais regretté. Ca a été plus fort que tout !

Personne ne pourra décider pour mon fils, surtout des gens qui ne le connaissent pas ou encore qui sont « des vendus » aux laboratoires pharmaceutiques.

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