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Descente aux enfers d'un enfant au Québec

La descente aux enfers d'un enfant franco-canadien (né au Québec) victime d'une détection précoce erronée au Québec en garderie par des personnes incompétentes. Tout ça pour un problème de vision!


L’art de se faire arnaquer…

Publié par Descente aux enfers au Québec sur 9 Novembre 2015, 01:40am

Catégories : #5. Condamner et témoigner

L’art de se faire arnaquer…

L’art de se faire arnaquer…

Lorsque vous avez des enfants qui connaissent des problèmes que ce soit la vision, la dyslexie ou autre problème, vous allez forcément rencontrer des « professionnels » qui vont profiter du malheur de votre enfant. Ceci sera notamment beaucoup le cas au Canada.

Depuis le début nous avons été confrontés à ces gens-là. L’histoire de Grégoire n’est finalement qu’une histoire de gros sous.

D’abord, nous avons été confrontés à cette garderie qui espérait obtenir des financements sous le couvert d’aider Grégoire. Elles auraient été prêtes à faire n’importe quoi, d’où les maltraitances qu’elles lui ont infligées et qu’elles infligent probablement toujours à d’autres enfants à ce jour tant que les parents ne cèdent pas à leurs bons conseils. Je ne vois pas d’autres raisons pour lesquelles ces femmes insistent tellement sous couvert d’aider votre enfant. Le système de financement du handicap des garderies et des écoles en est la raison. Un diagnostic de handicap = financement plus ou moins important. Certaines catégories de handicaps rapportent plus que d’autres… Un enfant éprouvant des difficultés n’aura pas forcément un handicap, mais il en aura un forcément au Québec puisque le financement de l’aide qui lui sera apportée va dépendre du diagnostic de ce handicap. L’aide en question peut être une orthophoniste, une ergo…

J’ai toujours considéré ce système comme dangereux parce qu’on met une étiquette souvent faussée sur beaucoup d’enfants qui les suivra probablement toute la scolarité, voire toute la vie. En multipliant les étiquettes et le nombre d’enfants handicapés sans rigueur diagnostique, on en arrive à ce que le gouvernement distribue de l’argent n’importe comment, que les vrais enfants handicapés n’ont plus de subventions étant donné qu’il y en a trop (dont de nombreux enfants ont un diagnostic erroné). Le ministre de la Santé québécois s’en est inquiété d’ailleurs. C’est bon signe.

Ce système également encourage les listes d’attente dans les services hospitaliers empêchant ainsi les enfants qui en ont vraiment besoin d’obtenir de l'aide.

Il y a aussi un troisième cas : l’enfant est atteint d’un problème à l’école qui ne relève d’aucun diagnostic émis par les ministères de l’Éducation, c’est-à-dire que l’enfant ne rentre pas dans les cases. Certaines écoles de concert avec les parents décident de faire obtenir un diagnostic auprès d’un médecin qu’ils savent complaisant afin que l’enfant obtienne une orthophoniste (certaines écoles disposent d’une liste d’adresses de gens « complaisants »). L’enfant se retrouve avec un autre diagnostic qui fera qu’il obtiendra les services de l’orthophoniste en question, sauf qu’il détient ce diagnostic par complaisance.

Je ne sais pas s’il faut en pleurer. Officiellement, l’enfant a le droit d’obtenir de l’aide à l’école sans diagnostic. Dans la réalité, en raison des coupures de subventions, le diagnostic est nécessaire pour que l’enfant obtienne cette aide. Donc les diagnostics pleuvent sans qu’ils soient réels. Les véritables enfants handicapés n’ont que les files d’attente pour pleurer.

Nous avons vu dans ce blogue que les difficultés visuelles de Grégoire ont été ignorées. C’est un casse-tête ou plutôt un no man’s land.

Il y a aussi le phénomène des « professionnels » au privé.

L’objectif de certains, c’est de s’assurer votre clientèle. C’est la raison pour laquelle je pense que la lologue complice de la garderie a vu la possibilité de nous avoir comme clientèle. D’abord, elle a évalué notre potentiel de payer : deux parents travaillant et un seul enfant. Pour moi, ça reste la raison pour laquelle elle s’est faite complice de la garderie en exagérant et surtout en interprétant tous les gestes de notre enfant dans un sens qui allait lui rapporter gros. 100 dollars de l’heure au minimum une fois par semaine pendant des années, ça ne se refuse pas ! De faux renseignements seront communiqués à l’école, c’est ce qui a précipité notre départ du Québec pour la France pendant un an (et les dépenses gigantesques qui en ont découlé).

Il y a aussi une autre catégorie de professionnels : ceux qui ont une certaine conscience dans leur travail (je parle notamment de certains professionnels ontariens que nous avons rencontrés), mais qui se réservent bien de vous aiguiller vers un de leur collègue ou de vous conseiller de voir tel ou tel médecin. J’en suis encore abasourdie que personne n’ait envisagé que le ralentissement de Grégoire en motricité pouvait avoir une origine visuelle. Ils n’ont pas l’excuse pourtant de rester isolés étant donné que ces gens pratiquent également dans de grands hôpitaux ontariens. Je ne leur en veux pas, enfin un peu. Je suis mitigée. Soit ils ont une compétence hyper cloisonnée ou soit ils ne veulent rien entendre. Cette dame restera le « premier sourire » pour Grégoire, la première dame positive. C’est à partir de ce moment-là qu’il reprendra confiance en lui.

On a connu la même chose pour la première thérapie visuelle dite naturelle que Grégoire a effectuée. La personne s’est bien gardée de nous révéler le nom d’un de ses collègues qui lui aurait pu réaliser une évaluation de la vision binoculaire. Elle l’a fait, lors de la dernière séance. Ses interventions ont été inutiles. On aurait pu travailler de concert avec elle et son collègue. Nous irons le voir qu’un an et demi plus tard. Il fera des miracles et améliorera considérablement la vision de Grégoire.

Globalement, nous avons fait des pas de géants auprès de médecins : le médecin de famille, l’ophtalmo (celui des lunettes progressives) et l’optométriste (celui qui fait des rééducations visuelles), enfin le dernier en date, celui de l’Alberta.

Depuis bien des années, je lutte pour qu’on reconnaisse le problème visuel de Grégoire, parce que je sais que c’est ça qui constitue le principal blocage.

Les trois étapes de sa progression exceptionnelle coïncident avec le moment où nous avons amélioré sa vision :

  • En 2010, Grégoire retrouve une acuité visuelle de loin. Ses comportements dérangeants s’arrêtent, son regard pétille, brusquement à la sortie de chez l’opticien.
  • Janvier 2013 : Grégoire a des lunettes progressives (comme les bifocales) pour corriger sa vision de près. Il diminue des 2/3 la grosseur de son écriture, est subitement plus attentif ; sa vie change. Il suit les enfants sur les structures, il peut courir, sauter et il socialise énormément.
  • Novembre 2014- juin 2015 : la thérapie visuelle fait des miracles. Grégoire perd une dioptrie, l’astigmatisme diminue considérablement… Il a fait plus de progrès en 6 mois que dans toute sa vie.

J’oublie bien entendu des étapes comme les lunettes de lecture qui lui ont facilité la vie.

Récemment donc, je souhaite que quelqu’un améliore sa fluidité en lecture. Je me mets donc à rechercher quelqu’un qui puisse comprendre (avec les bilans de l’optométriste) son principal problème au niveau du suivi des lignes (il les perdait), au niveau de la fluidité. Je cherchais quelqu’un entre l’orthophoniste et le professeur spécialiste des difficultés en lecture en tenant compte de ses problèmes visuels. Nous sommes tombés sur des nullités absolument incroyables.

  • Il paraît que Grégoire n’a pas de problèmes visuels (c’est ce qu’on nous disait pourtant il y a 5 ans)…
  • Il paraît que nous, les parents, nous ne sommes pas capables de juger nos enfants, trop d’affectifs… Bon, aucune horreur d’il y a 5 ans… On reste dans le « pas grave ».

Bien entendu, j’ai déserté sur le champ (en perdant 400 dollars en passant). Dès lors qu’on ne tient pas compte de ses problèmes visuels, je déserte immédiatement. Là encore, je pense que nous avons eu affaire à des incompétents qui n’y connaissent rien (mais qui prétendent comprendre son problème lors de la séance d’introduction). Grégoire a développé certaines stratégies et je souhaite qu’on les rectifie.

Pourtant, mon objectif est clair : je veux que mon fils améliore sa fluidité en lecture. Nous avons fait le maximum du côté de la vision et je souhaiterais seulement qu’on développe des stratégies autour de son problème. C’est cela que je fais depuis des années (pas seulement de mon propre chef, mais sur les conseils de personnes également) et c’est ça qui fonctionne.

Je crois encore que ces personnes nous ont vus arriver avec nos dollars. Plus ils en ajoutent, plus ils croient que nous dépenserons de l’argent.

Nous avons donc embauché des professeurs compétents. La fluidité augmente de semaine en semaine… parce que maintenant il perd moins ses lignes… grâce à des stratégies qu’il peut mettre en place maintenant, après la rééducation visuelle. Au cours de la rééducation visuelle, il a fait de nombreux exercices de suivi oculaire. Ces exercices ont été quotidiens. Ils se poursuivent grâce à des logiciels. Ces stratégies ont été essayées auparavant, ça ne fonctionnait pas ! On me dit alors qu’il n’y avait pas de problèmes visuels. Alors pourquoi fonctionnent-elles maintenant ?

Une autre chose de désagréable, c’est que lorsque certains professionnels/certaines garderies voient que vous n’écoutez pas leurs conseils, ils sont prêts à téléphoner à l’école de votre enfant pour dire que les parents ne veulent rien savoir. C’est ce qui est arrivé au Québec avec la garderie de Grégoire et qui nous a obligés à partir sur-le-champ. Cela a failli se reproduire par la suite. Récemment, le cabinet (en l’occurrence un cabinet québécois ayant pignon sur rue) que nous avons consulté (et qui s’est révélée incompétent pour notre problème) a cherché à savoir dans quelle école Grégoire était scolarisé, de façon trop insistante. Entendons-nous bien là-dessus : ce blog remet pas mal en cause la compétence de CERTAINES enseignantes et autres lologues québécoises. La grande majorité compétente reste discrète; par contre celles qui pratiquent la psychologie business ou l'orthopédagogie business, victimes de leur succès ont tendance à déléguer à des gens pas toujours compétents ou ne sont pas compétentes tout simplement.

(En outre, l'enseignant en Amérique du Nord n'est pas fonctionnaire. Le directeur ou la directrice d'école a un rôle prépondérant à jouer. Bien évidemment, toute dissidence aux idées de la directrice ou du directeur de la part de l'enseignant se paie cher. La formation des enseignants est très orientée sur les sciences de l'éducation pour la nouvelle génération. D'après les rumeurs, la formation est assez orientée en psychologie de comptoir, en se basant sur les recherches probablement nord-américaines. C'est bien ou non, ce n'est pas à moi de juger, sauf que cette psychologie se base beaucoup sur les symptômes et la médication qui va avec. En outre, Gilles Royer, professeur à l'Université Laval de Québec trouve qu'il n'y a aucune sélection à l'entrée à l'université pour la formation d'enseignants. La précarité importante du métier fait que pendant plusieurs années, l'enseignant se retrouve à faire de petits remplacements et dans les grandes villes, c'est encore pire. On dit qu'un quart environ change de métier.)

Je ne sais pas si elle était prête à violer encore des renseignements personnels, mais je n’en suis pas moins sûre. Pas de chance, Grégoire fait l’école à la maison de plein droit. Nous adhérons à une association de défense des droits des parents scolarisant leurs enfants à la maison et nous vivons en Ontario. Or en Ontario, la liberté d’enseignement est garantie. En outre, Grégoire suit un cours par correspondance… Nous avons décidé de nous adresser uniquement à des Anglophones dorénavant ! Je viens récemment d’être prise au sérieux par une association anglophone qui m’a donné le nom des bonnes personnes au cas où le problème de Grégoire persisterait et qu’il faudrait des aménagements pour des examens futurs. J’ai tendance à penser que le problème de Grégoire ne sera plus qu’un mauvais souvenir, enfin le principal.

Conclusion : la vision ne rapporte pas d’argent, hormis les thérapies visuelles, alors que les autres problèmes restent très lucratifs…

Un conseil : faire très attention aux personnes au privé qui vont intervenir auprès de votre enfant. D'après notre expérience, certaines risquent de vous nuire.

Pour toute question contactez-moi à elodie.vernont@gmail.com

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